Trois plaintes ont été déposées par des femmes accusant Donald Trump de diffamation ou d'agression sexuelle. Les affaires embarrassantes commencent à s'accumuler pour le président américain.

Affiche pour un spectacle de strip-tease en 2018 de Stormy Daniels, qui affirme avoir eu une relation avec Trump en 2006-2007
Affiche pour un spectacle de strip-tease en 2018 de Stormy Daniels, qui affirme avoir eu une relation avec Trump en 2006-2007 © AFP / Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

La bataille judiciaire entre Donald Trump et plusieurs ex-maîtresses présumées monte en puissance. Un test au détecteur de mensonges venant appuyer les affirmations de l'actrice de films X Stormy Daniels ont été publiées. 

Selon les résultats de ce test passé en 2011, Stormy Daniels dit vrai : elle aurait bel et bien eu des relations sexuelles non protégées avec Donald Trump en 2006-2007 alors que sa femme Melania venait d'accoucher de leur fils Baron. La probabilité de tromper un tel test serait de 1 %, selon les spécialistes. Stormy Daniels, a porté plainte pour annuler un accord de confidentialité qu'elle a signé en échange de son silence.

Le Wall Street Journal et plusieurs médias affirment que l'actrice porno a passé cet examen en mai 2011 à la demande du magazine de potins In Touch, qui avait interviewé Stormy Daniels mais n'a publié cet entretien qu'en début d'année. Elle y déclare avoir eu un rapport sexuel non protégé avec Trump et l'examen semble confirmer ses dires. Le locataire de la Maison-Blanche nie avoir eu une liaison avec la star du porno.

"Techniquement je n'ai pas couché avec le président des Etats-Unis il y a douze ans. On n'a pas dormi (hé hé) et il n'était qu'une star de téléréalité un peu niaise. Mais les gens veulent savoir, s'il a menti, m'a intimidée, a enfreint des lois pour étouffer l'affaire, etc."

L'avocat de Donald Trump a reconnu avoir versé 130 000 dollars à Stormy Daniels pour qu'elle ne révèle pas leur accord, mais affirme que Donald Trump et son équipe n'a rien à voir avec cet accord. Selon lui, le président était trop occupé à mener campagne en 2016 et il n'aurait pas voulu le "déranger". 

L'avocat de Stormy Daniels n'est pas du même avis :

Il est absurde de dire que Donald Trump n'était pas au courant de cet arrangement.

L'interview exclusive de Stormy Daniels sera diffusée sur CBS dans l'émission 60 Minutes ce dimanche 25 mars.

Clause de confidentialité dénoncée

Par ailleurs, mardi, une ancienne playmate du magazine Playboy a porté plainte dans un tribunal de Los Angeles pour demander d'invalider la clause de confidentialité qu'elle a signée pour garder le silence sur sa "relation romantique" avec le président républicain. Karen McDougal dit dans sa plainte avoir reçu 150 000 dollars pour son silence et affirme que la moitié a été reversée à son avocat qui était, selon elle, en collusion avec le camp Trump. Depuis que cette liaison a été révélée dans la presse, elle dit faire l'objet de pressions et menaces pour ne pas parler aux journalistes tandis que l'équipe légale de Trump ne cesse de disséminer des informations la dénigrant pour la décrédibiliser.  

Nouvelle accusation d'agression sexuelle

Enfin, une juge new-yorkaise a autorisé mardi la plainte de Summer Zervos, ancienne candidate de l'émission de téléréalité The Apprentice, à aller de l'avant, alors que l'avocat de Trump avait demandé en décembre l'annulation de la procédure. 

Summer Zervos attaque le président pour diffamation, après avoir affirmé en octobre 2016 que l'ancien promoteur immobilier l'avait caressée et avait tenté de l'embrasser de force en 2007. Donald Trump soutient que ces accusations sont des "mensonges" et a qualifié les accusations de Summer Zervos de "canular"

Summer Zervos et son avocate Gloria Allred en décembre 2017 au tribunal de New York.
Summer Zervos et son avocate Gloria Allred en décembre 2017 au tribunal de New York. © AFP / KENA BETANCUR

Summer Zervos affirme détenir des preuves du harcèlement dont elle a été victime par téléphone et e-mails.

Infractions aux lois électorales

Enjeu de toutes ces affaires pour le président républicain : de possibles infractions aux lois électorales si le versement reçu par Stormy Daniels, et les allégations d'autres paiements pour acheter le silence d'anciennes maîtresses peuvent être considérés comme des tentatives d'influencer le scrutin de novembre 2016. 

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