L’attentat visait le fief du Hezbollah chiite, situé dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné
L’attentat visait le fief du Hezbollah chiite, situé dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné © Reuters

Le Liban observe ce vendredi une journée de deuil national après un double attentat ayant fait au moins 41 morts contre un fief du Hezbollah chiite au sud de Beyrouth, revendiqué par le groupe terroriste Etat islamique.

Au lendemain de l’attaque la plus meurtrière depuis la fin de la guerre civile, le Liban observait ce vendredi une journée de deuil, avec notamment la fermeture des écoles publiques et privées. Immédiatement condamné par les Etats-Unis, la France et l'ONU, l’attentat, qui a fait au moins 41 morts, visait le fief du Hezbollah chiite, situé dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth. On compterait, selon la Croix-Rouge libanaise, 239 blessés.

Deux ou trois kamikazes

Selon l'armée libanaise, deux kamikazes ont successivement fait détoner leurs ceintures explosives dans le quartier de Bourj Barajné et un troisième "terroriste" qui n'a pu faire exploser sa ceinture a été retrouvé mort. Le groupe terroriste, de son côté, tout en parlant de deux attaques, a fait état d'un seul kamikaze dans un communiqué.

On compterait, selon la Croix-Rouge libanaise, 239 blessés.
On compterait, selon la Croix-Rouge libanaise, 239 blessés. © Radio France

Neuf attaques contre les fiefs du Hezbollah

Entre juillet 2013 et février 2014, il y a eu neuf attaques contre les fiefs du Hezbollah ou des régions fidèles à ce mouvement, la plupart revendiquées par des groupes extrémistes sunnites. Ceux-ci avaient présenté leurs attaques comme une "vengeance" à la décision du Hezbollah d'envoyer des milliers de ses hommes combattre en Syrie au côté du régime de Bachar al-Assad contre les rebelles et les jihadistes, en grande majorité des sunnites.

Une "bataille essentielle et décisive"

Il y a moins d'un mois, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait de nouveau défendu son combat en Syrie auprès du régime Assad, en parlant d'"une bataille essentielle et décisive". D'après le dernier bilan donné par l'Observatoire syrien des droits de l'homme, 971 membres du Hezbollah ont trouvé la mort en Syrie.

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