explosions meurtrières au liban, à tripoli
explosions meurtrières au liban, à tripoli © reuters

Au moins 42 personnes ont été tuées, dont plusieurs enfants, et 500 blessées, dans un double attentat à la voiture piégée vendredi après-midi à Tripoli.

La première explosion s'est produite dans le centre, près de la maison du Premier ministre sortant, Najib. La deuxième a eu lieu près du port, non loin du domicile de l'ancien chef de la police Achraf Rifi.

Les explosions ont eu lieu à proximité dux mosquées, le jour de la prière du vendredi.

L'un d'elles est connue pour les prèches d'un imam salafistes qui a encouragé les fidèles au djiad en Syrie. Sur des images prises par les caméras de surveillance et diffusées par une chaîne locale, on voit les fidèles, assis sur le sol, écouter le sermon de l'imam puis le souffle énorme de l'explosion suivie d'un mouvement de panique avec des gens courant dans tous les sens.

Cinq corps d'enfants ont été retirés de l'intérieur de la mosquée Al-Taqwa.

Les télévisions locales ont montré des corps sans vie, de nombreux véhicules en flammes, des hommes transportant dans leurs bras des blessés et des devantures d'immeubles totalement détruites.

La correspondance d'Hélène Bourgon

Tripoli est considére comme une base arrière de la révolution syrienne

Les sunnites, majoritaires à Tripoli, connait depuis deux ans des combats entre les sunnites qui soutiennent en majorité la rébellion syrienne et les alaouites, plutôt favorables au régime de Bachar al-Assad.

Les deux explosions surviennent une semaine après un attentat à la voiture piégée qui a fait 27 morts à Roueiss, dans la banlieue de Beyrouth, un fief du Hezbollah, le mouvement chiite allié du régime syrien libanais auprès duquel il combat les rebelles en Syrie.

Mercredi, le chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwaji, a affirmé que ses troupes étaient désormais en "guerre totale" contre le "terrorisme", affirmant qu'elles poursuivaient depuis des mois une cellule "qui prépare des voitures piégées", dont une avait explosé le 15 août dans le fief du Hezbollah.

Il a aussi affirmé que la cellule "ne vise pas une région ou une communauté particulière mais elle cherche à provoquer une dissension confessionnelle en visant des régions différentes tant du point de vue confessionnel que politique".

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