le gouvernement se penche sur la promotion des médicaments génériques
le gouvernement se penche sur la promotion des médicaments génériques © reuters

C'est une information de nos confrères de France Info. Deux Françaises sont retenues en Géorgie pour avoir franchi la frontière avec des médicaments achetés librement en pharmacie en France, mais interdits dans ce pays.

Il y a une huitaine de jours, Arzu Bilici une mère de famille alsacienne en vacances en Turquie, décide de passer quelques heures en Géorgie voisine.

Mais elle est stoppée à la douane parce qu'elle possède dans ses affaires une boîte de Dafalgan codéiné prescrite pour ses maux de tête. Ce médicament anti-douleur est en vente libre en France, mais il est interdit en Géorgie.

Les explications de Jérôme Jadot :

Arzu prend alors la mesure ce ce qui est en train de se passer : "au bout de trois heures, le policier m'a dit vous allez nous suivre au commissariat. Pour eux, c'est de la drogue" . Ses papiers lui sont retirés. Les comprimés sont envoyés dans un laboratoire. Quelques jours plus tard, on lui signifie une amende de 2 500 euros. Cette sanction doit être validée par un procès qu'elle attend toujours :

Je n'en peux plus, je ne sais plus quoi faire. Mes enfants me manquent, je veux ma liberté.

Ne pouvant quitter la Géorgie, Arzu Bilici dort désormais dans sa voiture devant le commissariat de la ville d'Akhaltsikhe. La mère de famille a été rejointe dimanche dernier par une autre Française qui a connu la même mésaventure, et très déçue par l'attitude du consul français :

"Il m'a dit : "c'est de l'ordre du privé votre affaire, ce n'est pas de l'ordre politique, on ne peut rien faire pour vous. Déjà estimez-vous heureuse de ne pas être en prison".

Contacté mercredi soir pour une réaction, le consulat français n'a pas donné suite.

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