Pour Dilma Rousseff, c'est la semaine de tous les dangers.
Pour Dilma Rousseff, c'est la semaine de tous les dangers. © MaxPPP

L’actuelle présidente du Brésil est plus que jamais embourbée dans une crise politique majeure. Cette semaine, Dilma Rousseff doit faire face à un risque d’éclatement de sa coalition.

L’ordre des avocats du Brésil dépose ce lundi une nouvelle demande de destitution de la Présidente de gauche. L’actuelle dirigeante du pays est accusée d’avoir maquillé les comptes du pays et d’avoir participer à l’affaire de corruption, Petrobras.

Allié incontournable de la coalition

Par ailleurs, mardi à Brasilia la direction nationale du parti centriste, allié incontournable de la coalition autour du Parti des travailleurs, doit annoncer qu’elle rompt avec l’actuel gouvernement, une décision qui affaiblira sans doute un peu plus l’actuelle présidente.

Ce parti centriste, le PMDB possède 69 députés et en cas de destitution de Rousseff, c’est son dirigeant, le vice-président de la République Michel Temer qui assumera le pouvoir jusqu’aux élections de 2018.

Accusée de corruption

Depuis pratiquement un mois, le pays traverse une crise politique majeure. La Présidente du Brésil est accusée de corruption et poussée dans ses retranchements après des manifestations réunissant des millions de personnes et exigeant sa démission.

Dilma Rousseff se dit victime d’un coup monté. Il y a deux semaines, elle a nommé au gouvernement l’ancien président Lula pour qu’il l’aide à sauver son mandat. Mais, l’ancien et charismatique leader du PT, est lui aussi soupçonné de corruption dans cette même affaire Petrobas.

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