[scald=40457:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn est arrivé dimanche matin à Paris, un retour très attendu qui marque une nouvelle étape du feuilleton judiciaire et politique initié par son arrestation à New York le 14 mai.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et son épouse Anne Sinclair sont arrivés à l'aéroport parisien de Roissy peu après 07h00 à bord du vol Air France 017 en provenance de New York.

Après avoir salué une nuée de journalistes, ils sont montés dans une voiture sans faire de déclaration, a constaté une photographe de Reuters.

Le véhicule a ensuite conduit le couple, sous une pluie battante, jusqu'à la place des Vosges, dans le IVe arrondissement de la capitale, où se trouve son appartement parisien. Là encore, Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair ont dû se frayer un chemin parmi les journalistes pour atteindre la porte de leur immeuble.

L'ex-favori pour la candidature socialiste à la présidentielle de 2012 retrouve ainsi la France pour la première fois depuis son arrestation pour agression sexuelle présumée à l'encontre d'une femme de chambre d'un hôtel.

Il était libre de quitter les Etats-Unis depuis le 23 août et l'abandon de toutes les poursuites pénales à son encontre. Ce jour-là, dans une brève déclaration publique, il s'était dit impatient de reprendre une "vie normale" après un "cauchemar".

DISTANCES

Dominique Strauss-Kahn reste visé par une procédure au civil engagée par son accusatrice, Nafissatou Diallo. Dominique Strauss-Kahn pourrait également être interrogé en France dans une enquête ouverte sur un abus sexuel présumé, allégué par Tristane Banon, une romancière qui dit avoir été agressée en 2003.

A ces inconnues judiciaires s'ajoutent les interrogations et les spéculations sur l'agenda médiatique et politique de l'ancien ministre des Finances.

Certains médias ont rapporté qu'il pourrait rapidement accorder un entretien à un journal télévisé ou à un hebdomadaire dans les prochains jours.

Anticipant sur ce retour, plusieurs responsables du Parti socialiste ont commencé ces derniers jours à prendre leurs distances avec Dominique Strauss-Kahn.

Martine Aubry, candidate à la primaire PS, a ainsi déclaré lundi penser "la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes".

Quant à Arnaud Montebourg, lui aussi candidat à l'investiture socialiste, il a souhaité que l'ex-maire de Sarcelles présente des excuses "à l'égard des socialistes et des électeurs de toute la gauche".

Pauline Mével, Benjamin Massot et Marc Angrand pour le service français

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