Premier débat républicain pour les primaires / Cleveland
Premier débat républicain pour les primaires / Cleveland © Reuters / Aaron Josefczyk

Avec son goût de la provocation et ses formules choc, Donald Trump était le plus attendu des candidats lors du premier débat républicain pour la primaire, la nuit dernière. Et le milliardaire a rempli son contrat de trublion.

Premier dans les sondages (20%), Donald Trump était au centre du plateau installé dans l'arène de basket de Cleveland (Ohio).Comme un poisson dans l'eau alors qu'il n'est pas habitué aux débats politiques, Donald Trump s'est plié à l'exercice avec une certaine jubilation.

Donald Trump et sa famille avant le débat
Donald Trump et sa famille avant le débat © Radio France

Et dès les premières minutes du débat, il a montré sa différence en levant la main lorsque les modérateurs ont demandé si des participants refusaient de promettre de soutenir le candidat républicain qui sera désigné à l'issue des primaires . "Je ne prendrai pas cet engagement actuellement " déclare le magnat de l'immobilier, qui rajoute qu'il n'excluait pas de se présenter en indépendant s'il ne remporte pas les faveurs des électeurs républicains. Donald Trump a aussi dénoncé l'hypocrisie de Washington et le politiquement correct.

J'ai donné beaucoup d'argent à la plupart des gens sur cette scène. (...) Nos leaders sont stupides, nos politiques sont stupides

L'homme qui fait peur

Face au ton bagarreur de Donald Trump, les neuf autres candidats présents sur le plateau ont eu du mal à s'imposer et faisaient pâles figures, notammant Jeb Bush, fils de George Bush Sr. et frère de George W. Bush, numéro deux dans les sondages, ainsi que le numéro trois et gouverneur du Wisconsin, Scott Walker. Tous ont évité d'aller à la confrontation directe , et préféré défendre leur bilan d'élu, point faible de leur adversaire haut-en-couleur, qui débute en politique.

Le récit du débat avec notre correspondante Charlotte Alix.

Différence sur la forme, convergence sur le fond

Donald Trump et les neuf autres prétendants républicains à la Maison Blanche pour 2016 (les dix candidats les mieux placés actuellement dans les sondages) ont débattu pendant pendant deux heures. Droit à l'avortement, mariage homosexuel, armes à feu : les candidats sont restés sur la même ligne. Ils ont également fustigé "l'ère Obama-Clinton" et raillé l'Obamacare.

Hillary Clinton, adversaire la plus sérieuse du candidat républicain qui sera désigné, a préféré prendre du recul.

Seule la question de l'immigration semble ouvrir un front . Jeb Bush, souhaite une régularisation progressive des 11 millions de sans-papiers vivant aux Etats-Unis. Donald Trump, veut les expulser et construire un mur à la frontière américano-mexicaine.

Deux heures de débat cette nuit, et beaucoup d'autres à venir

Il s'agissait du premier grand débat de la campagne pour la Maison Blanche. Etant donné le nombre impressionnant de candidats républicains, cet affrontement n'a réuni "que" les dix candidats en tête des sondages. Les sept autres ont été "recalés" à une heure de moins grande écoute . D’ici février 2016 (top départ des primaires avec une consultation dans l’Iowa), les Républicains organisent neuf débats. Le prochain a lieu le 16 septembre.

Quant au parti démocrate, il prévoit six débats à partir de cet automne, entre Hilary Clinton et ses quatre concurrents déclarés.

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