Le futur président américain s'est présenté comme le sauveur de l'économie américaine, des Américains en général et des relations des Etats-Unis avec l'étranger.

Donald Trump a tenu sa première conférence de presse depuis son élection
Donald Trump a tenu sa première conférence de presse depuis son élection © Reuters / Shannon Stapleton

Dans sa première conférence de presse depuis qu'il a été élu, Donald Trump s'est montré ce mercredi très offensif envers la presse, la Russie, les services secrets américains et le Mexique.

La presse stigmatisée

La chaine toute info CNN et le site d'information BuzzFeed ont été la cible de violentes critiques de Donald Trump qui a dénoncé un "tas d'ordures". Mardi, BuzzFeed avait mis en ligne un dossier de 35 pages, rédigée par un ancien officier du renseignement britannique, jugé crédible par le renseignement américain, sur commande d'opposants politiques de Donald Trump. Ce document fait état de détails salaces sur Donald Trump. CNN a ensuite repris l'information, sans publier la totalité des 35 pages. Selon ces documents, à l'authenticité incertaine, les services russes d'espionnage disposent d'informations compromettantes ("kompromat") compilées au fil des années, notamment sur des rencontres avec des prostituées de l'homme d'affaires à Moscou. Le Kremlin a nié mercredi l'existence d'un tel dossier.

Des informations fausses, selon Trump, qui a accusé les services secrets américains d'avoir laissé fuiter le "faux" dossier russe. C'est scandaleux que les agences de renseignements aient permis la publication d'une information, qui s'est révélée être erronée et fausse.

Trump a même refusé de répondre aux questions d'un journaliste de CNN, auquel il s'en en pris violemment.

Dans la foulée, CNN a répondu via Twitter. La chaine se désolidarise du site Buzzfeed, affirmant qu'elle n'a pas publié les 35 pages de ce rapport car elle n'a pas réussi à vérifier la véracité des informations publiées par Buzzfeed. mais la chaine affirme que les informations qu'elle a publiées sont vraies et met au défi l'équipe Trump de démontrer le contraire.

Donald Trump a été particulièrement virulent envers les services secrets américains. Il a mis en doute la qualité de leur travail et leur loyauté à plusieurs reprises. Le porte parole de la Maison blanche a réagi à ces critiques, qu'il a jugées "très maladroites".

"La Russie va nous respecter"

Le successeur de Barack Obama a admis, pour la première fois clairement, que la Russie de Vladimir Poutine avait bien commandité le piratage informatique du parti démocrate d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale. La divulgation sur Wikileaks de milliers de messages avait grandement déstabilisé la candidate.

Vladimir Poutine ne devrait pas nous pirater. Mais la Russie va nous respecter bien plus à l'avenir, quand je serai président. A l'avenir, la Russie, mais aussi le Mexique et la Chine nous respecteront davantage.

"Le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait créé"

Après l'industrie automobile, les laboratoires pharmaceutiques sont la nouvelle cible de Trump.

Ils vendent leurs médicaments aux Etats-Unis mais les fabriquent ailleurs. Cela représente des milliards de dollars qui devront revenir chez nous.

Le mur sera construit... et remboursé!

Donald Trump a affirmé qu'un "mur et non pas une barrière" serait construit entre les Etats-Unis et le Mexique, sans attendre la fin de négociations avec la présidence mexicaine.

Je respecte les Mexicains. Je ne leur en veux pas d'avoir profité de nous. Mais ils ne vont plus pouvoir le faire.

Obamacare sera abrogée et remplacée

Après plusieurs allers-retours, Donald Trump a finalement confirmé que la couverture santé universelle d'Obama sera abrogée. Il affirme que le même jour, elle sera remplacée par une loi plus "juste et moins coûteuse".

Nous rendrons service aux démocrates en nous emparant du problème plutôt que de les laisser porter le fardeau de cette loi. Trump sur l'abrogation d'Obamacare.

Un nouveau juge à la Cour suprême

L'un des enjeux majeurs de cette élection est la nomination à la Cour Suprême d'un juge remplaçant le juge conservateur Scalia, mort en février 2016. Donald Trump a annoncé que le nouveau juge sera nommé dans les deux semaines suivant son intronisation le 20 janvier prochain.

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