Sexe, mensonge, espionnage et vidéo : à dix jours de son investiture, Donald Trump est en pleine tempête. Mais pour l'heure, tous les éléments à charge ne sont pas vérifiables.

Donald Trump
Donald Trump © AFP / AFP

Des documents confidentiels qui ont été présentés au futur président des États-Unis la semaine dernière par les services secrets viennent de sortir dans les médias. CNN, le New York Times, et Buzzfeed ont publié 35 pages de notes confidentielles (non vérifiées à ce stade) rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique mandaté par des anti-Trump.

Le Kremlin aurait entre les mains des vidéos sexuelles compromettantes pour Donald Trump, salaces même, tournées à Moscou en 2013. Les services russes auraient-ils gardé ces images dans le but de faire du chantage ?

Donald Trump dément violemment cette nuit : CHASSE AUX SORCIERES, écrit-il sur son compte Twitter.

Le Kremlin dénonce une "falsification totale" destinée à saper les relations avec Washington. LE KREMLIN NIE DÉTENIR DES DOSSIERS COMPROMETTANTS SUR DONALD TRUMP OU HILLARY CLINTON.

Les démocrates dénoncent une situation explosive

Ces informations, malgré les zones d'ombre, ont provoqué le trouble à Washington, et notamment au Congrès.

"Si ces allégations d'une coordination entre la campagne de Trump et des agents russes sont avérées, et les allégations selon lesquelles les Russes ont compromis l'indépendance du président élu Trump, ce serait vraiment choquant. Ce serait explosif", a réagi sur CNN le sénateur démocrate Chris Coons.

L'ancien porte-parole d'Hillary Clinton, Brian Fallon, a appelé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, à autoriser une commission d'enquête spéciale.

L'existence de liens entre l'entourage de Donald Trump et le pouvoir russe avait déjà fait l'objet de rumeurs pendant la campagne électorale, notamment via le rôle trouble d'un conseiller en politique étrangère proche de Moscou, Carter Page.

L'ex-chef de file des sénateurs démocrates, Harry Reid, qui avait accès à des informations classées secrètes, s'en était publiquement alarmé à mots couverts auprès du directeur du FBI, James Comey, en août et en octobre.

"Il est maintenant clair que vous possédez des informations explosives sur les liens étroits et la coordination entre Donald Trump, ses proches conseillers et le gouvernement russe", avait écrit Harry Reid le 27 août, exigeant le lancement d'une enquête par le FBI.

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