Il doit s'exprimer ce mardi soir à 20 heures, heure de Paris, depuis la Maison blanche. Des mots que va prononcer Donald Trump, vont dépendre une bonne partie du climat international dans les jours et les semaines à venir

Donald Trump dira mardi s'il retire les Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien
Donald Trump dira mardi s'il retire les Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien © AFP / DPA / Consolidated News Photos / Zach Gibson

Le président américain, qui a toujours menacé de se retirer de l'accord de 2015, doit annoncer s'il retire les États-Unis de l'accord nucléaire iranien ou s'il reste et décide de travailler avec ses alliés européens pour qui le plan signé à Vienne en 2015 a réussi à mettre fin aux ambitions nucléaires de Téhéran.  

Donald Trump a trois options

La plus radicale consisterait à rétablir toutes les sanctions : celles visant la banque centrale iranienne et tous les revenus pétroliers de Téhéran, voire en imposer de nouvelles. Tout cela revenant à déchirer le cadre de l'accord de 2015, un texte validé par tous les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne, et dont Donald Trump n'a cessé de répéter que c'était le pire accord jamais négocié. 

This is one of the worst deals ever made by any country in history.

L'hypothèse la moins probable : Trump pourrait repousser l'ultimatum, confirmer la levée provisoire des sanctions et donner sa chance à l'initiative prônée par les Européens consistant à travailler à un nouveau texte, un peu plus ferme, mais sans tout remettre à plat.  Tous les autres signataires ont défendu jusqu'au bout ce compromis qu'ils jugent "historique", soulignant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a régulièrement certifié le respect par Téhéran des termes du texte censé garantir le caractère non militaire de son programme nucléaire.

Et puis entre deux, il y a une option médiane, on compte beaucoup la dessus : ne rétablir qu'une partie des sanctions ou bien différer leur application, le temps de trouver un nouvel accord avec Téhéran sur les sujets qui fâchent le plus : les inspections de l'AIEA, les missiles balistiques, le rôle jugé déstabilisateur de l'Iran dans plusieurs pays du Moyen Orient. 

Les Européens ont fait le forcing ces dernières semaines afin que la porte des discussions reste entrouverte, il en va aussi de leur avenir en Iran, une position dure de Washington et en retour une réaction radicale de Téhéran menée par les ultraconservateurs signerait la fin des investissements dans ce pays et la fin d'un marathon diplomatique de plus de 10 ans.

L'Europe ne cesse de mettre en garde Donald Trump

USA mis à part, tout ses signataires de l'accord conclu à Vienne défendent ce compromis qu'ils jugent "historique", et rappellent que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a régulièrement certifié le respect par Téhéran des termes du texte censé garantir le caractère non militaire de son programme nucléaire.

Ce mardi matin encore, Florence Parly a rappelé sur RTL que "Les Européens ont confirmé encore tout récemment leur attachement au maintien et au respect de cet accord"? La ministre française des Armées a expliqué que fragiliser l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien serait "un facteur d'aggravation" dans une région "très éruptive"

Cet accord doit être complété. C'est ce que le président de la République a proposé. Il faudra poursuivre sans cesse pour plaider l'amélioration de cet accord, que les Etats-Unis y soient présents ou pas.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.