L'épidémie s'étend et les populations se rebellent. Samedi, ce sont les habitants de N'zérékoré une des villes les plus touchées par le virus de fièvre hemorragique, qui s'en sont pris à une équipe sanitaire.

Pour situer N'zérékoré, dézoomer sur la carte ci-dessous

Cette équipe intervenait de façon préventive. Bilan : plus de 55 blessés après des heurts avec les forces de l'ordre. **La correspondance de Sébastien Baer à Conakry**
### Une rumeur à l'origine des violences
la guinée déclare à son tour l’état d’urgence face à l’épidémie d’ebola
la guinée déclare à son tour l’état d’urgence face à l’épidémie d’ebola © reuters
Selon la rumeur, des infirmiers auraient contaminé des personnes avec le virus de la fièvre Ebola. Jeudi dernier, une foule de jeunes gens, certains armés de matraques et de couteaux, ont érigé des barricades à travers cette ville du sud du pays, qui compte autour de 300 000 habitants. Ils ont menacé d'attaquer l'hôpital, avant que les forces de sécurité n'interviennent pour rétablir l'ordre. Selon Youssouf Traoré, président de la Croix-Rouge guinéenne, des coups de feu ont été tirés et plusieurs personnes ont été blessées. L'épidémie de fièvre Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest s'est déclarée en mars dans le sud-est de la Guinée et a fait à ce jour plus de 1 550 morts dans la région, dont plus de 400 en Guinée, pas où la propagation de la maladie est cependant moins rapide qu'au Liberia et en Sierra Leone.
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