Bhopal, dans le nord de l' Inde . Décembre 1984. Explosion d'Union Carbide , usine de produits chimiques. Le nuage toxique tue près de 30 000 personnes .

Vingt huit ans après, 347 tonnes de déchets entreposés sur le site contaminent toujours les sols. Fin septembre, une agence allemande chargée d'enlever ces détritus pour les incinérer en Europe a finalement décliné cette mission. L'Etat Indien aurait refusé d'engager sa responsabilité en cas d'accident dans la manipulation et le transport de ces matières toxiques.

bhopal
bhopal © Radio France / SB

Aucun centre en Inde ne peut traiter une masse aussi importante de déchets.

Bien avant l'explosion, les sols de Bhopal étaient contaminés par l'usine.

Sept ans après l'explosion, les test réalisés par Union Carbide révèlent une concentration élevée en naphtol et naphtalène.

Les poissons exposés à ces substances meurent en trois secondes.

Combien d'habitants à Bhopal ont ils été contaminés ? Combien de morts encore aujourd'hui ? Il faut attendre 2005 pour lire une note du centre d'études pour les réhabilitations qui dépend du Madhya Pradesh , l'Etat de Bhopal . "la contamination des nappes phréatiques a fait progresser le taux de mortalité des habitants" . Constat laconique.Et pourtant en 2009, le gouvernement affirme que les sols ne présentent aucun danger.

Autour du site, constatait Julien Boissou, correspondant du Monde dans un de ses articles publié le mois dernier, "des enfants continuent de naitre mal formés, les habitants souffrent d'anémie, de maladies de la peau et de cancers.

Rien n'a jamais été entrepris pour dépolluer le site.

En 2005, la Cour Supreme impose aux autorités locales de fournir les habitants en eau potable. Mais les réservoirs installés ne fournissent qu'un foyer sur deux, les autres doivent toujours s'approvisionner dans les puits.

Et chacun de rejeter la responsabilité de cette situation impossible sur les épaules de l'autre. Pendant ce temps là, toute une région agonise.

Echos d'ailleurs sur Twitter : @EricValmir

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.