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Une délégation du Parlement européen est arrivée pour trois jours aux Etats-Unis. Au programme : une rencontre avec des élus américains, des experts, mais à priori pas avec le directeur de la NSA qui n'a pas donné suite à la demande d'un rendez-vous.

"Notre confiance est ébranlée", a déclaré l'Allemand Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, à l'issue d'une rencontre avec des élus américains: "Il n'est pas acceptable, par exemple, que la chancelière allemande Angela Merkel et d'autres aient été espionnés pendant plus de 10 ans".

Les européens veulent obtenir un meilleur partage des informations et un respect de la vie privée de leurs citoyens. Un dialogue loin d'être évident avec les interlocuteurs américains.

Les explications de Frédéric Carbonne à Washington

Les nouvelles révélations concernent l'Espagne

Après le téléphone de Madame Merkel, les révélations de l'ancien consultant de la NSA en fuite, Edward Snowden, reproduites lundi par El Mundo, font apparaitre que cette agence a "espionné 60.506.610 appels téléphoniques" en Espagne entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.

Vendredi déjà, El Pais affirmait que la NSA avait espionné des responsables espagnols, dont l'ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

La Maison Blanche a assuré pour sa part lundi que les opérations de surveillance devaient avoir pour but la sécurité des Américains, et démenti que les activités de la NSA aient eu des visées de renseignement économique.

"Il nous faut faire en sorte que nous nous concentrions avant tout sur les menaces contre les Américains", a déclaré le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney. "Nous leur donnons des instructions", a de son côté expliqué Barack Obama à propos de la NSA. "Mais ces dernières années nous avons vu leurs capacités se développer et s'étendre", a expliqué le président américain au cours d'un entretien télévisé qui a refusé d'évoquer la question de l'espionnage des communications d'Angela Merkel.

Plusieurs hauts dirigeants du renseignement américain, dont le directeur de l'Agence nationale de la sécurité, doivent être entendus mardi à partir de 13h30 (18h30 à Paris) lors d'une audience publique devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants.

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