Dans une interview exclusive qui sera diffusée lundi sur France Inter à 08h20, le lanceur d'alerte américain Edward Snowden affirme qu'il "aimerait beaucoup" que le président français Emmanuel Macron lui accorde le droit d'asile en France.

"J'aimerais beaucoup que monsieur Macron m'accorde le droit d'asile", a déclaré Edward Snowden sur France Inter
"J'aimerais beaucoup que monsieur Macron m'accorde le droit d'asile", a déclaré Edward Snowden sur France Inter © Radio France

Dans une interview exclusive à France Inter qui sera diffusée intégralement lundi 16 septembre à 08h20, le lanceur d'alerte Edward Snowden, qui vit actuellement à Moscou, en Russie, demande au président français Emmanuel Macron de lui accorder le droit d'asile en France. "On ne veut pas que la France devienne comme ces pays que vous n'aimez pas. Le plus triste dans toute cette histoire, c'est que le seul endroit où un lanceur d'alerte américain a la possibilité de parler, ce n'est pas en Europe mais c'est ici [en Russie, NDLR]", déclare l'ancien espion américain. Edward Snowden ajoute ensuite :

J'ai demandé l'asile en France en 2013 sous François Hollande. Évidemment, j'aimerais beaucoup que monsieur Macron m'accorde le droit d'asile.

Pour Edward Snowden, "ce n'est pas seulement la France qui est en question, c'est le monde occidental, c'est le système dans lequel on vit. Protéger les lanceurs d'alerte, ça n'a rien d'hostile. Accueillir quelqu'un comme moi ce n'est pas attaquer les États-Unis."

Son livre "Mémoire vive" sort le 17 septembre

Le lanceur d'alerte, qui a dénoncé la surveillance massive aux États-Unis et a été inculpé d'espionnage dans son pays, sort le 17 septembre ses mémoires. "Mémoire vive" sera publié simultanément dans une vingtaine de pays.

En 2013, Edward Snowden avait révélé l'existence d'un système de surveillance mondiale des communications et d'internet. Il vit depuis en exil. Les États-Unis l'ont inculpé pour espionnage et vols de secrets d'État.

La même année, le lanceur d'alerte avait déposé des demandes d'asile dans plusieurs pays dont la France mais les autorités n'avaient pas donné suite.

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