la fuite d'edward snowden, un revers diplomatique pour washington
la fuite d'edward snowden, un revers diplomatique pour washington © reuters

L'informaticien ne cesse de se déplacer depuis deux jours : réfugié à Hong-Kong, puis à Moscou, on l'a d'abord annoncé sur un vol vers Cuba... Avant de démentir l'information, personne ne l'ayant vu sur le vol./ Les États-Unis enragent.

Décidément, l'ancien employé de la NSA aura vu du pays depuis le début de sa longue fuite. L'informaticien à l'origine des révélations sur le programme de cybersurveillance Prism devait partir en direction de Cuba vers midi. En tout cas, c'est ce qui était annoncé : aucun témoin ni aucun journaliste ne l'a vu à bord du vol Moscou - La Havane.

Une ruse pour brouiller encore un peu les pistes ? Peut-être. Il faut dire que depuis ses rélévations, Edward Snowden est l'ennemi public numéro un. Le secrétaire d'État John Kerry assure qu'il a "trahi son pays". Le gouvernement américain a d'ailleurs invité Moscou, trop heureuse d'héberger l'informaticien, à expulser ce dernier. Peine perdue. "Nos liens sont dans une phase plutôt compliquée et dans ce contexte, comment les Etats-Unis peuvent-ils s'attendre à de la retenue et à de la compréhension de la part de la Russie ?", lance même le député russe Alexeï Pouchkov.

Les précisions de Bertrand Gallicher.

Le site WikiLeaks, spécialisé dans la diffusion de données confidentielles et qui l'aide dans ses démarches, a assuré qu'il "se rendrait en République d'Equateur via une route sûre". Quito a confirmé avoir reçu une demande d'asile de sa part.

Car sa situation est dangereuse, pour Yohan Aglaé, porte-parole du Parti Pirate.

Un revers pour Washington

Une décision qui pourrait recevoir une réponse favorable : après tout, l'Équateur héberge déjà depuis plusieurs mois le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, dans son ambassade londonienne.

L'affaire Snowden
L'affaire Snowden © Radio France

Snowden est actuellement recherché pour espionnage aux Etats-Unis. Il est à l'origine, il le dit lui-même, de révélations sur l'existence du Prism, un système de surveillance gigantesque des données circulant sur internet (mails, données téléphoniques...)

Pour l'administration de Barack Obama, sa fuite est particulièrement embarassante : depuis 2009, les États-Unis tentent de réchauffer les relations avec Moscou et Pékin.

Dans un communiqué, le département d'Etat a même averti les "gouvernements de l'hémisphère occidental" qu'Edward Snowden était recherché pour crime grave et ne devait pas être autorisé à voyager davantage sur les lignes internationales.

L'hémisphère occidental, c'est le terme utilisé pour désigner les Amériques mais aussi l'Occident européen et africain.

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