les manifestants se réunissent place tahrir
les manifestants se réunissent place tahrir © reuters

Le 25 janvier 2011, dans le sillage de la Tunisie, des milliers de personnes descendaient au Caire sur la place Tahrir pour crier leur rejet du pouvoir égyptien. Cinq ans plus tard, les rêves révolutionnaires ont un goût amer…

A l'approche de ce cinquième anniversaire du soulèvement, le nouveau pouvoir incarné par l’ex-maréchalAbdel Fattah al Sissi , après la destitution par l’armée du l’islamiste Mohamed Morsi élu un an après la révolution, a multiplié les arrestations, fermé des espaces

culturels afin d'empêcher des rassemblements, tandis que des religieux nommés par l'Etat égyptien ont appelé dans leurs prêches à ne pas manifester.

Cinq années difficiles

Après cinq années de chaos politique et une situation économique et sécuritaire aujourd’hui très fragile, nombre d’égyptiens ne veulent plus entendre parler de cette révolte. Certains aspirent au retour au calme, d’autres, cependant, regrettent que les conditions n’aient pas été réunies pour permettre à l’Egypte de continuer dans son processus démocratique.

Le film Je suis le Peuple de la réalisatrice française Anna Roussillon , actuellement sur les écrans, chronique ainsi les lendemains de la révolution.

Durant trois ans, elle a posé sa caméra dans un village du bord du Nil, face à Louxor. Au fil du quotidien des labours, des récoltes, les pieds dans la glaise du Nil, elle montre comment un village si éloigné de la place Tahrir va vivre et subir la révolution.

Une révolution qui a basculé dans le sang après l’évacuation sanglante du sit-in des supporters du président Morsi en 2013. En représailles à cette répression, des insurgés jihadistes mènent depuis des attentats qui ont fait des centaines de morts dans les rangs des forces del'ordre et visent également des cibles touristiques. Ces groupes n'ont pas de lien connu avec les Frères musulmans auxquels les autorités imputent pourtant les violences.

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