Les manifestants de la place Tahrir soutiennent la police et l'armée
Les manifestants de la place Tahrir soutiennent la police et l'armée © REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Le président par intérim Adli Mansour a annoncé dimanche une inversion du calendrier électoral égyptien susceptible de favoriser l'accession au pouvoir du chef d'état-major de l'armée, le général Abdel Fattah al Sissi.

L'élection présidentielle sera donc organisée sous trois mois et avant des législatives. La feuille de route établie par les militaires après lerenversement du président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet prévoyait l'inverse mais les partisans du général Sissi n'ont eude cesse de réclamer la tenue en priorité d'un scrutin présidentiel afin de doter le pays d'un nouvel homme fort, trois ans après la chute d'Hosni Moubarak.

Une manoeuvre politique prévue pour jouer en faveur du général al-Sissi. Mais le chef d'état-major de l'armée y a-t-il vraiment intérêt ? ne risque-til pas au poste de Pérsident, de décevoir l'epoir, voir l'idolatrie qu'il a fait naître ?

Les explications de Vanessa Descouraux

Le troisième anniversaire du soulèvement populaire qui a entraîné la chute d'Hosni Moubarak a été marqué samedi par de nouvelles violences à travers le pays faisant 49 morts et près de 250 blessés. Plus de 1.000 personnes ont été arrêtées selon un décompte du ministère de l'intérieur.

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