Egypte
Egypte © REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

La justice égyptienne a ajourné dimanche le procès pour "incitation au meurtre" des trois principaux chefs des Frères musulmans, ainsi que celui de Hosni Moubarak pour "complicité de meurtre" de manifestants en 2011.

Pour Hosni Moubarak, il s'agissait de la reprise de son procès pour "complicité de meurtres" de manifestants début 2011.

Ls trois principaux chefs des Frères musulmans devaient être jugés pour "incitation" au meurtre d'opposants au président déchu Mohamed Morsi.

Moubarak au tribunal assis sur un brancard

Un tribunal du Caire a ajourné le procès en appel d'Hosni Moubarak au 14 septembre, à l'issue de la sixième audience.

L'ex-"Raïs", âgé de 85 ans et à la santé vacillante, est arrivé assis sur une civière et non allongé à son procès. Mis en liberté conditionnelle dans quatre affaires, il a quitté sa prison jeudi pour être assigné dans un hôpital militaire. Il a été condamné en première instance à la prison à perpétuité.

Trop dangereux d'amener les leader des Frères musulmans au Tribunal

Aujourd'hui devait s'ouvrir également, dans un lieu tenu secret, le procès de Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans arrêté dans la nuit de lundi à mardi dans un appartement du Caire où il se cachait, ainsi que de ses deux adjoints, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi. Tous accusés d'"incitation au meurtre" de manifestants anti-Morsi le 30 juin. Finalement le procès des chefs des Frères musulmans a été reporté au 29 octobre car aucun des accusés n'était présent pour "des raisons de sécurité". On a craint que leur convoi ne soit assailli par des partisans ou des adversaires de la confrérie. La justice a sommé la police de présenter les accusés ce jour-là.

A défaut de pouvoir s'intéresser au procès qui passionne les egyptiens, la télévision a diffusé des extraits de celui d'Hosni Mourabak. Ses avocats ont semble-t-il ajusté leur stratégie à l'ambiance politique actuelle.

Au Caire, Vanessa Descouraux

Ces audiences ont été prévues en plein chaos politique en Egypte. Le nouveau pouvoir qui a destitué et arrêté Mohammed Morsi le 3 juillet, réprime depuis dans un bain de sang es manifestations organisées les Frères musulmans. Près de 1.000 personnes ont été tuées, essentiellement des pro-Morsi, et les principaux cadres des Frères ont été arrêtés.

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