amnesty dénonce un niveau de violence sans précédent en égypte
amnesty dénonce un niveau de violence sans précédent en égypte © reuters
**La révolution égyptienne c’était il y a trois ans, jour pour jour. Des célébrations gâchées vendredi par les quatre attentats qui ont touché la capitale et fait six morts. Dans la journée de multiples cortèges sont attendus partout dans le pays, avec des risques d’incidents.** Les pro-armée, qui appellent son chef, le général Abdel Fattah al Sissi, à se présenter à la présidentielle du printemps prochain ; les frères musulmans, accusés d’être à l’origine de ces multiples attaques ; et les jeunes activistes -ni pro-armée, ni islamistes-… toutes les parties vont défiler ce samedi dans un contexte très tendu. Les lieux stratégiques du Caire, dont la place Tahrir, épicentre du soulèvement de 2011, ont été bouclés et des hélicoptères militaires survolent la ville quadrillée par la police et l'armée. **Le reportage au Caire de Vanessa Descouraux**
### Un nouvel attentat a secoué Le Caire samedi matin L'explosion, qui n'a pas fait de blessé, selon le ministère de l'Intérieur, s'est produite près d'une académie de police de la capitale égyptienne, au lendemain d'une vague d'attentats contre les forces de l'ordre. Les attentats de vendredi ont été revendiqués par Ansar Baït al Makdis, un groupe djihadiste du Sinaï lié à Al Qaïda. **► ► ► ALLER PLUS LOIN |** **[Le zoom de la rédaction : "Egypte, révolution An III" ](http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-egypte-revolution-an-iii)** ### Un climat de revanche de l'appareil sécuritaire et des partisans de Moubarak Une répression implacable s'est abattue sur les Frères musulmans, qui disent prôner une résistance "pacifique" mais ont été qualifiés en décembre d'organisation "terroriste" par le nouveau pouvoir après un précédent attentat revendiqué par Ansar Baït al Makdis. Des groupes, qui ont multiplié les attaques contre la police et l'armée depuis le renversement du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, en juillet dernier, et surtout la dispersion sanglante - plus d'un millier de morts - des sit-ins de ses partisans en août au Caire. La répression s'est récemment étendue aux autres voix discordantes, dont plusieurs figures de proue de la "révolution du Nil" de 2011, jetées en prison pour avoir contesté une nouvelle loi restreignant le droit de manifester.
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