un millier d'arrestations en égypte
un millier d'arrestations en égypte © reuters

36 à 38 partisans des Frères musulmans détenus par les forces de l'ordre sont morts dimanche dans des circonstances encore obscures en Egypte. Un certain nombre d'entre eux sont morts suffoqués par les gaz lacrymogènes.

Selon le ministère de l'Intérieur, ils ont trouvé la mort en tentant de s'évader d'une prison de la périphérie du Caire.

D'après une source judiciaire cependant, les partisans des Frères musulmans sont morts étouffés à l'arrière d'une camionnette de police surchargée lors d'un transfert en prison. Cette même source, ainsi que d'autres sources proches des services de sécurité, donne un bilan de 38 morts.

Les Frères musulmans ont tenu les autorités pour responsables. "Ces meurtres montrent les violations et abus auxquels sont soumis les prisonniers politiques opposés au coup d'Etat du 3 juillet", ont-ils dit dans un communiqué.

Les appels à manifester des Frères musulmans n'ont pas rencontré beaucoup de succès lundi, après les violences et l'annoncé de la police qui a procédé à l'arrestation d'un millier de sympathisants de la confrérie ces derniers jours.

Les précisions de Perrine Mouterde

Plus de 850 personnes sont mortes en Egypte depuis l'évacuation par la force, mercredi, des rassemblements au Caire des partisans des Frères musulmans qui réclament le rétablissement dans ses fonctions du président Mohamed Morsi, destitué par les militaires le 3 juillet.

Les Frères musulmans sont-ils de vrais egyptiens ?

Le sentiment nationaliste est exacerbé en ce moment en Egypte le général de police égyptien Amr peut dire au Journal Le Monde que la solution serait de supprimer les Frères, sans que sa choque outre mesure.

Nous sommes 90 millions d'Egyptiens et il n'y a que 3 millions de Frères musulmans. Il nous faut six mois pour les liquider ou les emprisonner tous. Ce n'est pas un problème, nous l'avons déjà fait dans les années 1990.

Cela correspondant à un discours ambiant au Caire

L'analyse de Claude Guibal

### ### Des islamistes tuent 24 policiers dans le Sinaï égyptien Une attaque menée par des militants islamistes **a tué lundi au moins 24 policiers égyptiens** et en a blessé trois autres dans le nord de la péninsule du Sinaï, près de la ville de Rafah, ont annoncé des sources issus des services médicaux et de sécurité. Les policiers se rendaient dans leur caserne à Rafah, près de la frontière avec Israël, lorsque les assaillants les ont attaqués à l'aide de mitrailleuses et de roquettes. Dans un premier temps, les morts avaient été attribuées à une explosion. Des groupes djihadistes ont multiplié les attaques contre les forces de sécurité et d'autres cibles dans le Sinaï depuis que le président islamiste Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été renversé par l'armée le 3 juillet. ### "De la place pour tous en Egypte "
Abdel Fattah al Sissi
Abdel Fattah al Sissi © Maxppp / Khaled Elfiqi
Ce sont les premiers mots très attendus du chef d'état-major de l'armée égyptienne, Abdel Fattah al Sissi depuis l'assaut lancé mercredi par les forces de l'ordre contre les pro-Morsi au Caire. Le général Abdel Fattah al Sissi, chef d'état-major de l'armée égyptienne, s'est adressé indirectement aux partisans du président destitué Mohamed Morsi en affirmant qu'il y avait de "la place pour tous en Egypte". Il a aussi prévenu que **le recours à la violence ne serait pas toléré.** Ce semblant de "main tendue" a été effacé par le communiqué de cette fin d'après-midi annonçant que l'ex Mohamed Morsi est depuis aujourd'hui sous le coup d'un nouveau chef d'inculpation pour "complicité de meurtre et de torture" sur des manifestants protestant devant le palais présidentiel fin 2012. L'ex-chef de l'État islamiste est détenu au secret depuis sa destitution par l'armée le 3 juillet. Dans le même temps, la justice a annoncé que l'ancien président Hosni Moubarak, renversé début 2011 par une révolte populaire, avait été remis en liberté conditionnelle dans l'attente d'un procès dans une affaire de corruption. Il ne reste plus détenu que pour un dernier chef d'inculpation. _Les explications d'Etienne Monin au Caire_
### L'UE s'interroge sur ses moyens de pression sur l'Egypte : suspendre l'aide ? Les pays de l'Union européenne, qui se sont dits prêts à "réexaminer" leurs relations avec Le Caire, tiendront une réunion ministérielle mercredi sur le sujet. **En jeu, des aides et des prêts pour un montant total de cinq milliards d'euros promis par l'UE** , ses pays membres et les institutions financières internationales l'an dernier à l'Egypte. En réponse, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a prévenu de son côté que les pays arabes étaient prêts à compenser toute baisse de l'aide occidentale à l'Égypte. _A Bruxelles, la correspondance de Joana Hostein_
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.