Les deux réseaux sociaux, souvent visés pour leur implication dans la diffusion de "fake news", ont tous deux affirmé mardi avoir démantelé un petit réseau de manipulation piloté depuis la Russie.

Les "fake news" diffusées sur les réseaux sociaux sont un enjeu de taille dans la campagne électorale américaine
Les "fake news" diffusées sur les réseaux sociaux sont un enjeu de taille dans la campagne électorale américaine © AFP / FrankHoermann / SVEN SIMON / SVEN SIMON

Comme pour l'élection présidentielle américaine de 2016, les réseaux sociaux sont une nouvelle fois au cœur des questions de "fake news" et de désinformation, à quelques semaines de l'élection qui aura lieu début novembre. Ce mardi, Facebook a affirmé avoir démantelé un "petit réseau" de manipulation basé en Russie. 

13 comptes sur Facebook, 5 sur Twitter

Il s'agit de 13 pages et comptes Facebook, tous liés à des personnes qui ont fait partie (ou ont été liées) à la "Internet Research Agency", une agence proche du Kremlin accusée d'avoir mené une campagne pro-Trump et anti-Clinton en 2016. Ces comptes étaient suivis par à peine 200 Américains sur environ 14.000 abonnés au total (avec des abonnements venant essentiellement de pays arabes). Ils avaient été repérés par le FBI. Selon Facebook, la campagne de manipulation a été stoppée "à un stade peu avancé". 

Mardi, un autre réseau social très puissant, Twitter, a également annoncé avoir suspendu cinq comptes qui partageaient des liens d'un site se faisant passer pour un média indépendant nommé "PeaceData". Ce dernier partageait des articles sur la corruption, le réchauffement climatique, en annonçant publier des "sujets qui sont cachés au grand public". Twitter avance qu'il s'agit d'une "manipulation" attribuable "de façon fiable à des acteurs liés à l'État russe".

Nouveaux dangers

La particularité de ces actions de manipulation est qu'elles semblent fonctionner grâce à des journalistes recrutés pour rédiger et partager ces articles, eux-mêmes dupés : "Il n'y a aucune indication que les pigistes n'étaient pas sincères dans leur travail de rédaction".

Depuis 2017, Facebook assure avoir démantelé une centaine de réseaux de pages et de comptes transmettant ce genre de fausses informations. Si depuis la dernière élection, en 2016, le réseau social, tout comme Twitter, ont amélioré leurs techniques de repérage et de neutralisation de ces informations, ils se préparent à faire face à un enjeu de taille le jour J : en cas de scrutins très serrés et de résultats tardant à arriver, Facebook et Twitter craignent des actions ponctuelles au moment de la soirée électorale, pour diffuser, notamment dans les médias, des informations fallacieuses. 

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