L’Irlande pratique depuis plusieurs années une politique d’austérité, adoptée en échange du plan de sauvetage européen. Aujourd’hui, l’économie reprend des couleurs mais la population est fatiguée. Son moral, plombé, risque bien de peser sur ces élections législatives.

Quelques signaux traduisent l’incertitude qui règne sur le résultat de ces législatives, dans un pays désormais prompt à rejeter les courants traditionnels : le parti Fine Gael (centre-droit), actuellement au pouvoir, est attendu en tête mais sans majorité suffisante pour constituer un gouvernement.

De plus, le paysage politique s’est morcelé : les candidats indépendants, les petits partis (Verts, sociaux-démocrates, etc.) ou les mouvements contre l’austérité, dont le succès est croissant, rassembleraient 28% des suffrages .

Ils ont trop pris aux retraités ! (…) La dernière fois j'ai voté pour eux, mais jamais plus! (Silvia Doran, une retraitée de 72 ans interrogée dans les rues de Dublin)

Un reprise qui se fait attendre

Malgré une reprise économique perceptible dans les chiffres (+7% sur les neufs premiers mois de 2015) , l’onde de choc positive est encore loin d’avoir atteint la totalité des 3,2 millions d'électeurs.

Trois scénarios semblent alors possibles:

  • la reconduction du gouvernement de Coalition, formé par le Fine Gael et le Labour (probablement élargi à des personnalités indépendantes et des petits partis)

  • la tenue de nouvelles élections

  • la formation d'une coalition historique entre les deux partis ennemis de centre-droit qui gouvernent alternativement le pays depuis 1932: le Fine Gael et le Fianna Fail.

Les différents partis auront jusqu'au 10 mars pour s'entendre.

Reportage : Franck Mathevon est allé à la rencontre d'entrepreneurs irlandais :

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