La place Mayor de Madrid, en 2004, lors de précédentes élections législatives
La place Mayor de Madrid, en 2004, lors de précédentes élections législatives © MaxPPP

En Espagne, à la veille des élections législatives, dimanche, un électeur sur quatre n’a pas encore décidé pour quel candidat il va voter, selon un institut de sondage. Les estimations sont très serrées pour les quatre formations en lice : les historiques Parti populaire (droite) et PSOE (socialiste) et les deux nouveaux, la gauche radicale avec Podemos et le centre droit avec Ciudadanos.

La fin du bipartisme

En 2011, Mariano Rajoy avait infligé une terrible défaite aux socialistes , après trois ans de crise économique. Cette année, rien n’est gagné pour le Parti populaire dont la majorité au parlement (186 sièges sur 350) pourrait fondre.La droite est talonnée par Albert Rivera, de Ciudadanos, parti du centre.

Les socialistes pourraient se retrouver avec bien moins que leurs 110 sièges actuels, tant les soupçons de corruption ont entaché la réputation du parti. Le grand gagnant pourrait donc être la gauche radicale Podemos , issue du mouvement des Indignés, qui pourrait prendre la place de premier parti de gauche. Ce serait alors la fin du bipartisme.

Les principaux candidats

Le conservateurMariano Rajoy , chef du gouvernement depuis fin 2011, concourt pour sa réélection, soit un mélange d’austérité et d’allégements fiscaux pour soutenir la reprise de la croissance et combattre le chômage.

Pedro Sanchez a 43 ans. « Pedro el guapo », le « beau gosse » socialiste et professeur d’économie à Madrid est un personnage politique connu depuis deux ans seulement, quand il a été élu lors de primaires au sein de son parti. Il est député et promet un revenu minimal vital aux familles sans ressources.

Pablo Iglesias représente la gauche radicale Podemos (« Nous pouvons »), née en 2014 pour transformer le mouvement des Indignés « en changement politique ». Il fustige l’austérité imposée par l’Union européenne face à la crise, veut lutter contre la corruption, propose un plan d’urgence social et un droit à l’autodétermination pour les Catalans et les Basques. Podemos a remporté les mairies de Madrid et de Barcelone.

Albert Rivera se présente à la tête du petit parti libéral Ciudadanos (« Citoyens ») qui a fait une percée aux élections régionales en Catalogne, en septembre dernier, en dénonçant la tentation indépendantiste. Son parti de centre droit, né en 2006 à Barcelone, d’abord pour lutter contre l’indépendantisme catalan est libéral en économie comme sur les sujets de société.

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