Les Espagnols votent ce dimanche pour des législatives qui s'annoncent serrées. Le parti de gauche Podemos pourrait devancer le Parti Socialiste.

Le leader de Podemos Pablo Iglesias
Le leader de Podemos Pablo Iglesias © Reuters / Vincent West

Les Espagnols votent dimanche pour élire leurs députés. Les derniers sondages annoncent que l''alliance de gauche entre Podemos et Izquierda Unida (Unidos Podemos) arriverait deuxième derrière les conservateurs du Parti populaire (PP) et devant les socialistes.  La coalition de gauche devrait ainsi progresser lors de ces législatives par rapport au scrutin du 20 décembre, qui n'avait pas permis la formation d'un gouvernement, et qui du coup avait laissé le PP conservateur de Mariano Rajoy au pouvoir.

Unidos Podemos  avait remporté en décembre 71 sièges sur 350 au Congrès. Cette fois, la coalition obtiendrait entre 84 et 95 sièges à la chambre basse du parlement, selon trois sondages publiés par El Pais, El Mundo et ABC. La coalition de gauche est créditée de 24,6% à 26% des intentions de vote.

Les Socialistes, arrivés deuxièmes aux élections de décembre avec 90 élus, ne recueilleraient que 20 à 21,4% des suffrages et 78 à 85 sièges de députés.

Les socialistes arbitres?

Le parti de droite, le PP du président du gouvernement sortant Mariano Rajoy, est crédité de 20 à 30,5% des voix et de 113 à 129 sièges. Mais le parti conservateur aura du mal à  trouver des alliés pour conserver le pouvoir, à moins de s'entendre avec le Parti Socialiste.

Pedro Sanchez, le leader du parti socialiste espagnol
Pedro Sanchez, le leader du parti socialiste espagnol / Heino Kalis

Si les Socialistes rejoignent une  coalition dominée par les conservateurs du PP, ils focaliseraient contre eux les électeurs de gauche hostiles aux mesures d'austérité  mises en oeuvre par Mariano Rajoy. S'ils devenaient le partenaire  d'une coalition de gauche avec Unidos Podemos, ils cesseraient d'être la force dominante de la gauche et cela pourrait favoriser la poursuite de l'ascension de Podemos, le parti de Pablo Iglesias.

Les centristes libéraux de Ciudadanos (Citoyens)  obtiendraient au mieux un siège de plus qu'en décembre, soit 41 élus.

Un gouvernement en mauvaise posture

L'opposition espagnole a réclamé mercredi la démission du ministre de l'Intérieur, quatre jours avant les législatives, après la publication d'enregistrements.  Dans ces enregistrements, le ministre conservateur Jorge Fernandez Diaz et le responsable de la lutte anti-corruption en Catalogne, Daniel de Alfonso, tentent de mettre au point une méthode pour compromettre des dirigeants indépendantistes catalans.

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