Le pape Françopis dénonce les nouvelles formes de colonialisme
Le pape Françopis dénonce les nouvelles formes de colonialisme © Reuters / Simon Maina

Le pape François poursuit son voyage en Afrique. Après sa visite au Kenya au cours de laquelle il a dénoncé les inégalités sociales et le nouveau colonialisme, le souverain pontife se rend en Ouganda.

A l’église de Saint-Joseph Travailleur, tenue par les jésuites, le pape François a dénoncé « l’injustice atroce » que constituent les bidonvilles des mégapoles.

Le pape se trouvait à Nairobi, la capitale du Kenya, dans l’immense bidonville de Kangemi où s’entassent 100.000 personnes.

Comment ne pas dénoncer les injustices que vous subissez ? L'atroce injustice de la marginalisation urbaine se manifeste par les blessures provoquées par les minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse et gaspillent de façon égoïste, tandis que des majorités toujours croissantes sont obligées de se réfugier dans des périphéries abandonnées, contaminées, marginalisées" a-t-il déploré.

Les Kenyans étaient nombreux à venir à la rencontre du pape, qui a aussi dénoncé une nouvelle forme de colonialisme en Afrique, une Afrique prise « dans un engrenage gigantesque » a-t-il dit. Pour lui, on soumet les plus pauvres à diverses pressions, « pour que soient adoptées des politiques de marginalisation, comme celle de la réduction de la natalité".

Voyage sous haute surveillance

Certaines directives politiques visent selon lui à "légitimer le modèle de distribution actuelle où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu'il serait impossible de généraliser". Le voyage du pape François en Afrique, qui se déroule sous haute surveillance, se poursuit ce vendredi en Ouganda, un pays qui compte 47% de catholiques.Dimanche, le souverain pontife se rendra en Centrafrique, pays ravagé par la guerre entre milices chrétiennes et musulmanes depuis 2013.

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