bouteflika fera des réformes s'il est réélu, dit son chef de campagne
bouteflika fera des réformes s'il est réélu, dit son chef de campagne © reuters

Sans surprise, Abdelaziz Bouteflika a été réélu pour un quatrième mandat. A 77 ans et malgré ses ennuis de santé, il partait grand favori face à ses cinq adversaires dont son ancien Premier ministre Ali Benflis (12,18 %).

Le résultat de l’élection présidentielle en Algérie ne faisait pas vraiment de doute. Le président sortant Abdelaziz Bouteflika a été réélu pour un quatrième mandat, avec 81,53 % des suffrages, dès le premier tour (résultats officiels).

Ali Benflis rêvait d'une revanche après l'humiliation de 2004 où il n'avait récolté que 6 % des suffrages. Mais il avait quasiment pris acte de sa défaite, dès jeudi soir, en dénonçant une "fraude à grande échelle" qui "a eu raison de la libre expression et du choix souverain du peuple algérien". Quant aux partisans d'Abdelaziz Bouteflika, ils avaient investi les rues d'Alger, dès la fermeture des bureaux de vote hier soir, pour célébrer la victoire de leur champion, à coups de klaxons, de chants et d'engins pyrotechniques tirés jusque tard dans la nuit au centre de la capitale.

Christian Chesnot est à Alger pour France Inter. Il a assisté à la proclamation des résultats officiels

Moins bien qu’en 2009

Mais ce scrutin reste marqué par une très forte abstention. Le taux de participation ne s'est établi qu'à 51,7 %, en net recul par rapport à celui de 74 % en 2009. Le plus faible taux de participation a été enregistré en Kabylie (autour de 25 %) et dans la capitale, où les Algérois ont été seulement 37 % à voter. En 1999, il avait été élu à 74 %, 86 % en 2004 et 90 % en 2009.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.