Un an après l’ouverture de ses frontières aux migrants, la chancelière Angela Merkel est sévèrement battue par l’extrême-droite lors d’un scrutin régional.

Angela Merkel, au sommet du G20 à Hangzou (Chine)
Angela Merkel, au sommet du G20 à Hangzou (Chine) © Reuters / POOL New

Un an, jour pour jour, après l’ouverture des frontières allemandes aux réfugiés, Angela Merkelpaie sans doute le prix de sa politique d’accueil aux migrants : ce dimanche, lors d’un scrutin dans la région de Mecklembourg-Poméranie occidentale, l’AFD (le parti populiste d’extrême-droite) est arrivé en deuxième position, avec 22% des suffrages, devant le CDU.

Dans cette région communiste de l’ex-RDA, fief électoral de la chancelière, les sociaux-démocrates du SPD sont, eux, arrivés en tête avec environ 30% des voix, soit cinq points de moins qu'en 2011, mais l’avancée de l'AfD pèse lourd pour ce parti populiste né en 2013, qui siège désormais dans plus de la moitié des parlements régionaux.

Succès du parti anti-migrants aux élections régionales dans le nord de l'ex-Allemagne de l'Est
Succès du parti anti-migrants aux élections régionales dans le nord de l'ex-Allemagne de l'Est © Visactu

La problématique de l'intégration du million de demandeurs d'asile arrivés l'an dernier en Allemagne a monopolisé la campagne électorale.

La cerise sur le gâteau, c'est qu'on laisse la CDU de Merkel derrière nous (...) et peut-être même est-ce le début de la fin pour la chancelière Merkel (Leif-Erik Holm, chef de file du parti populiste dans cette région)

En France, la présidente du Front national (extrême droite), Marine Le Pen, a félicité les "patriotes de l'AfD", qui selon elle "balaient le parti" d'Angela Merkel.

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