Mauricio Macri, candidat de l'opposition de droite en Argentine
Mauricio Macri, candidat de l'opposition de droite en Argentine © Reuters / Marcos Brindicci

L'opposition rêve de tourner la page de douze années de péronisme de centre gauche à l'occasion du second tour de la présidentielle ce dimanche. Son candidat a surpris tout le monde en talonnant le dauphin de la présidente sortante Cristina Fernandez.

Au premier tour le 25 octobre, il avait obtenu le score inattendu de 34,3% des voix face à Daniel Scioli, successeur désigné de la présidente sortante Cristina Fernandez, qui l'a devancé d'assez peu avec 36,9% des suffrages.

Mauricio Macri, maire de Buenos Aires issu d'une riche famille, est désormais crédité d'une confortable avance dans les sondages mais avec 10% d'indécis, l'hypothèse d'une victoire de Scioli ne peut être écartée.

Les bureaux de vote ont ouvert à midi (heure française) et 32 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. C'est la première fois que les Argentins participent à un second tour présidentiel depuis l'introduction du ballotage dans la législation électorale, au début des années 70.

Un bilan en demie-teinte

Cristina Fernandez s'est exprimée plusieurs fois sur les ondes ces dernières semaines pour appeler les électeurs à garantir le maintien des programmes sociaux du gouvernement en faveur de l'éducation, de la santé et des mères pauvres.

Quand je partirai, plaise à Dieu que ne soit pas détruit ce qu'il a fallu des années pour construire.

Cristina Fernandez achève un double mandat de quatre ans et ne peut solliciter un troisième mandat consécutif. Elle a été précédée à la présidence par son défunt mari Nestor Kirchner. La chef de l'Etat laisse un pays profondément divisé entre les classes populaires qui applaudissent les généreux programmes sociaux mis en place par le couple Kirchner et les milieux d'affairesqui dénoncent les nombreux contrôles instaurés sur l'économie du pays, la troisième d'Amérique latine.

L'Argentine affiche un important déficit budgétaire, que Cristina Fernandez a financé en émettant des pesos, ce qui a contribué à alimenter une inflation à deux chiffres. Les réserves en devises sont à leur plus bas niveau depuis neuf an s et le pays ne peut se financer sur les marchés obligataires depuis qu'il a fait défaut sur sa dette l'an dernier.

S'il est élu, Mauricio Macri compte ouvrir le pays aux capitaux en levant les contrôles sur les changes et le commerce.

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