Le président Emmanuel Macron est en visite d'État en Belgique depuis ce lundi. Il prévoit de se rendre mardi à Molenbeek, la commune tristement célèbre où vivait Salah Abdeslam, qui a tant fait parler d'elle après les attentats de Paris et Bruxelles.

Molenbeek veut se séparer de son image de commune parmi les plus pauvres de la Belgique et mise sur les artistes pour redorer son image.
Molenbeek veut se séparer de son image de commune parmi les plus pauvres de la Belgique et mise sur les artistes pour redorer son image. © AFP / Emmanuel DUNAND

À Molenbeek, les habitants ne sont pas forcément au courant de la visite d'Emmanuel Macron, mais ils lui souhaitent en tout cas la bienvenue. Pour ceux qui y vivent, la "mauvaise image de Molenbeek, c'est du passé"

Le Président français doit visiter La Vallée, une ancienne blanchisserie industrielle devenue espace de travail partagé pour des créateurs et des artistes. L'objectif est clair : donner une autre image de Molenbeek, nommée “fief des djihadistes” depuis les attentats de 2015 et 2016.

"Que le Président Macron ait cette image positive, c'est important, estime Pierre Pevet, le directeur de La Vallée. Mais il faut aussi que cette image se diffuse : "Que les populations et que tout le monde se rende compte que Molenbeek est positif, c'est ça qui est important".

De "fief des djihadistes" à "fief des artistes"

Avec également son musée 2.0, le Mima, Molenbeek, veut devenir un pôle culturel et majeur et redynamiser son activité, alors que c'est l'une des communes les plus pauvres du pays.

"Je vois ici un quartier familial avec un peu de pauvreté, un manque de diversité, clairement, explique Pierre Vallée, mais pas de problème de vie quotidienne".

“Fief des djihadistes” ou “fief des artistes” : Molenbeek tentera de changer de titre ce mardi.

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