Chaîne humaine en Catalogne
Chaîne humaine en Catalogne © reuters

Trois mois après les élections qui ont accordé la majorité aux séparatistes catalans, la grande coalition d’Artur Mas et le parti anticapitaliste CUP n’arrivent toujours pas à s’entendre pour former un gouvernement régional. De nouvelles élections devraient être convoquées.

L’euphorie du 27 septembre semble bien loin. Ce jour-là, à l'issue des élections législatives anticipées, les séparatistes catalans arrachent une majorité de sièges au Parlement: 62 pour Junts pel si (« Ensemble pour le oui »), la coalition du président sortant Artur Mas, et 10 pour le petit parti d’extrême gauche CUP . Leur promesse : la mise en marche d’un processus indépendantiste censé aboutir dès 2017. La dynamique a été lancée en 2012 sous la houlette d’Artur Mas.

Sauf que plus de trois mois plus tard, les deux formations ne se sont toujours pas mises d’accord, ce qui pourrait porter un coup fatal au projet des indépendantistes. Si un terrain d’entente n’est pas trouvé d’ici ce dimanche, de nouvelles élections seront alors organisées.

Les raisons de la discorde

La CUP refuse d’investir Artur Mas, le candidat de Junts pel si, qu’elle juge trop conservateur et à qui elle reproche la corruption de son parti, CDC.

Junts pel si a accepté de s'engager sur un plan d'urgence sociale et signé une résolution parlementaire indépendantiste sans précédent mais a refusé de céder sur l'identité du président.

Deux manifestations ont été organisées cette semaine par les partisans des deux camps, certains demandant à la CUP de renoncer à son exigence de retrait d'Artur Mas, et d'autres priant Mas de s'écarter.

Jeudi soir, Artur Mas a admis que le moment de ralentir le rythme de ses projets de sécession était peut-être arrivé.

Nous ne devons pas abandonner le projet, mais pour la proclamation d'un Etat catalan il faut plus de 50% des suffrages. Le rythme a été très accéléré. Si le pays n'est pas prêt à plus il faut peut-être tout simplement accommoder les rythmes.

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