Madrid continue à s'opposer à Barcelone à la veille du référendum sur l'indépendance de la région, promettant d'interdire par la force le déroulement du vote.

Les autorités ont fait poser des scellés sur plus de la moitié des bureaux de vote et Madrid menace de recourir à la force tandis que pro-Madrid et pro-indépendants se mobilisent à la veille du vote.
Les autorités ont fait poser des scellés sur plus de la moitié des bureaux de vote et Madrid menace de recourir à la force tandis que pro-Madrid et pro-indépendants se mobilisent à la veille du vote. © AFP / PAU BARRENA

Après des semaines d’incertitude, le gouvernement de Catalogne lève le doute ce samedi, par la voix de son porte-parole Jordi Turull, sur le référendum prévu : "Dimanche, on votera de 9 heures à 20 heures !"

Le dispositif électoral, révélé devant la presse, invite 5,3 millions d'électeurs à se rendre dans les 2 300 bureaux de vote. L’exécutif catalan maintien qu’il ne manquera pas une seule urne, des urnes en plastique transparent, à l'image de celle présentée la veille.

Plus de la moitié des bureaux de vote sous scellés

Et qu'importent les menaces proférées par Madrid d'interdire le vote, avec l'emploi de la force si nécessaire, le numéro deux du gouvernement de Barcelone, Oriol Junqueras, a rejeté les accusations formulées par le pouvoir espagnol : "Le gouvernement de Catalogne et les citoyens catalans ne font rien de mal."

"Nous sommes convaincus que les citoyens catalans voteront dimanche. Ils ne doivent pas tomber dans les provocations !" appelle encore le gouvernement catalan : "Nous faisons notre possible pour que tous les citoyens puissent voter et en particulier pour que les gens qui ne sont pas d’accord avec nos idées puissent voter".

Barcelone espère donner une leçon de démocratie, alors que 10 000 policiers envoyés par Madrid n’attendent qu’un ordre pour empêcher le vote.

Pour permettre au vote d'avoir lieu, coûte que coûte, beaucoup d'écoles pouvant servir de lieu de vote sont occupées par des militants ou des sympathisants indépendantistes. Vendredi soir, certains ont passé la nuit sur place, décidés à dissuader la police de poser des scellés sur les locaux. Parmi eux, un retraité, habitant d'un quartier au nord de Barcelone, que Bertrand Gallicher et Marc Garvenes à la technique, ont rencontré.

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Mais les autorités posent quand même des scellés. Samedi après-midi, 1 300 bureaux de vote, soit plus de la moitié, ont été mises sous scellées par la police catalane, à la demande du gouvernement espagnol. Personne ne peut y entrer mais la police laisse sortir les activistes qui le souhaitent et qui demeurent dans 163 des bureaux de vote condamnés.

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