Les législatives de dimanche devaient permettre de sortir de la situation de blocage politique que vit le pays. Elles n'ont finalement pas réussi à recomposer le paysage politique.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy au soir de la victoire de son parti
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy au soir de la victoire de son parti © Reuters / Marcelo del Pozo

Verdict : la droite se renforce sans pour autant s’imposer, et la gauche restera comme la grande perdante de cette soirée électorale. Cette élection, c'était une deuxième chance qu'elle n’a pas su saisir.

Si le Parti socialiste est parvenu à se maintenir au deuxième rang des forces politiques du pays, il a réalisé dimanche son plus mauvais score depuis 1977. Et la dynamique de la coalition d’Unidos Podemos s’est brutalement rompue : un million de votes en moins par rapport au précédent scrutin, et ce en dépit d’une alliance avec l’ancien parti communiste.

Résultats des législatives en Espagne
Résultats des législatives en Espagne / Visactu

Même en minorité, la droite veut gouverner

La mobilisation a trouvé refuge dans le conservatisme du Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy, mais à part ça rien n'a vraiment changé. Le paysage politique espagnol est éclaté. Et les 14 sièges de députés récupérés par la droite ne lui permettront pas d’obtenir une majorité absolue, même si elle se dit convaincue de pouvoir former un gouvernement.

Celui-ci devra diriger en minorité, et les Espagnols se retrouvent ce lundi matin aux premières loges d’un nouveau round de négociations dont il sera difficile de faire émerger une ligne claire.

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