L’état de catastrophe naturelle a été déclaré après le passage d’Irma en Floride, où un nouveau bilan fait état de cinq personnes tuées par les intempéries.

Dans les rues de Miami après le passage d'Irma
Dans les rues de Miami après le passage d'Irma © Reuters / Carlos Barria

Après avoir dévasté plusieurs îles des Caraïbes et fait 27 morts dans cette région, le bilan de l'ouragan Irma, en passe d'être rétrogradé en catégorie 2, s'est encore alourdi en Floride avec cinq victimes, dont trois tuées dans des accidents de la route samedi et dimanche matin. L'ouragan qui a remonté la côte ouest de la Floride dans la nuit de dimanche à lundi, s'est acharné sur cette région ultra-touristique et vulnérable à la montée des eaux, renversant les palmiers, arrachant des poteaux électriques et déversant des pluies diluviennes. Miami a été assaillie par des vents et une pluie très intenses, inondant plusieurs rues. Au moins deux grues ont été partiellement emportées par la force de la tempête.

Afin de débloquer d'urgence des moyens supplémentaires pour venir en aide à la Floride, le président américain Donald Trump a déclaré dimanche l'état de catastrophe naturelle et annoncé sa visite prochaine sur la péninsule, à la pointe sud-est des Etats-Unis.

Environ trois millions de foyers et entreprises en Floride ont été plongés dans le noir, selon la compagnie Florida Power and Light, qui a annoncé avoir "arrêté en toute sécurité" l'un des deux réacteurs nucléaires de sa centrale de Turkey Point, à la pointe sud-est de la péninsule.

Accompagné de vents encore violents, jusqu'à 155 km/h, l'ouragan remontait la côte ouest de la Floride à 22 km/h en direction du nord, menaçant notamment la grande ville de Tampa après avoir battu le sud-ouest de la péninsule.

Soufflant de brutales rafales de vents, calculées à 215 km/h, Irma s'est d'abord abattu dimanche matin sur l'archipel des Keys. Alors classé en catégorie 4, sur une échelle de 5, l'ouragan a dévoré bateaux et maisons abandonnés par les habitants de ce chapelet d'îles au large de la Floride continentale. Cette langue de terre très basse avait déjà été aux trois-quarts détruite par l'ouragan Donna il y a 57 ans exactement, le 10 septembre 1960.

Repassé au-dessus de l'océan, il a frappé de nouveau la Floride dans l'après-midi (19h35 GMT), cette fois à Marco Island, sur la côte ouest, avec des vents de 185 km/h (catégorie 3), puis a été rétrogradé en catégorie 2. La Floride a décrété des ordres d'évacuation d'une ampleur sans précédent: 6,3 millions de personnes, y compris la base aérienne MacDill, quartier général du commandement central américain au Moyen-Orient (Centcom), située à Tampa. A Orlando, le centre spatial Kennedy était fermé.

A peine rentré à la Maison Blanche après un week-end à Camp David, Donald Trump a déclaré l'état de catastrophe naturelle pour la Floride. Le président américain, qui s'est tenu régulièrement informé de l'évolution de la situation, a également annoncé qu'il se rendrait "très vite" sur la péninsule. Après avoir longé la côte, Irma devrait pénétrer plus avant dans les terres en direction du nord de l'Etat puis du sud-ouest de la Géorgie lundi après-midi.

Avec d'immenses plages de sable blanc, de grands hôtels et plusieurs millions d'habitants dans l'agglomération, la baie de Tampa est considérée comme la zone la plus vulnérable aux Etats-Unis face à un ouragan comme Irma.

Cuba inondée

Avant la Floride, les violentes rafales d'Irma ont balayé dans la nuit de samedi à dimanche le nord de Cuba, provoquant d'importantes inondations et l'interruption de l'alimentation électrique à La Havane.

L'heure du bilan et de la colère à Saint-Martin et Saint-Barthélemy

Dans les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, une partie de la population a encore exprimé dimanche son exaspération face aux moyens jugés insuffisants mis en place par l'Etat français. Les territoires ont été dévastés par Irma, et épargnés au dernier moment par un autre ouragan, José. Le président français Emmanuel Macron est attendu mardi à Saint-Martin.

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