A proximité de Ramadi, en Irak
A proximité de Ramadi, en Irak © MaxPPP

Entrés cette semaine dans la ville stratégique de Ramadi après une offensive majeure, les militaires irakiens se heurtent aux snipers, aux explosifs et aux attaques suicides menées par le groupe État Islamique.

Après sa percée décisive mardi à Ramadi, chef-lieu de la province d’Al-Anbar, l’armée irakienne espérait reconquérir rapidement cette place forte perdue en mai dernier.

Or, les djihadistes de l’État Islamique, dont le nombre est estimé à 400, contrôlent toujours une partie de la ville. Ce samedi, les combats se concentraient autour de l’ancien siège du gouvernement provincial. Les troupes irakiennes buttent à un carrefour stratégique du quartier de Hoz, les engins explosifs, les snipers et les attaques suicides djihadistes freinant sa progression.

Deux membres des forces de sécurité irakiennes ont été tués et neuf blessés au cours des affrontements des dernières heures. Au moins trois autres sont morts vendredi, selon un haut officier et des responsables locaux. Parmi les djihadistes, au moins 23 ont été tués pour la seule journée de vendredi.

Boucliers humains

Outre les voitures piégées, les forces fédérales sont également ralenties par la présence de civils pris au piège dans leurs maisons et des informations circulent sur l'utilisation par l'EI de ces habitants comme boucliers humains.

Après la conquête de l'EI de vastes régions d'Irak en 2014, les forces gouvernementales ont défendu Ramadi pendant des mois. Mais la ville, qui constitue un point stratégique du "califat" autoproclamé du groupe extrémiste, est finalement tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

Cette défaite est considérée comme la plus importante dans la guerre que mène Bagdad à l'EI et la reconquête de Ramadi redorerait le blason des forces fédérales, très critiquées.

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