Le non est arrivé en tête du référendum italien sur la réforme de la constitution. Désaveu cinglant pour Matteo Renzi, le chef du gouvernement, appelé à démissionner.

Matteo Renzi, après le résultat du référendum, annonce sa démission
Matteo Renzi, après le résultat du référendum, annonce sa démission © Reuters / Alessandro Bianchi

Le chef du gouvernement italien a annoncé tôt lundi matin sa démission après le rejet massif de "sa" réforme constitutionnelle : les électeurs ont voté "non" à près de 65%, contre ce projet porté par Matteo Renzi.

Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là. J'ai perdu, j'en prends toute la responsabilité (Matteo Renzi, en direct sur les chaînes de télévision italiennes)

Après un peu plus de 1.000 jours à la tête du pays, le plus jeune président du Conseil de l'histoire de la République n’a pas convaincu avec ce projet qui visait à réduire le pouvoir du Sénat et des régions

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Quels scénarios pour l'Italie?

Après la démission de Matteo Renzi, le président Sergio Mattarella aura le choix de désigner un responsable pour former un nouveau gouvernement. Il pourrait renouveler, dans ce cas, sa confiance au président du conseil sortant. L’hypothèse est toutefois peu probable puisque Renzi affirme que son « expérience de chef de gouvernement s’arrête » à l’issue de ce scrutin.

Autre solution, la mise en place d’un nouveau gouvernement technique, chargé notamment de valider la réforme du système électoral examinée en ce moment, et qui doit entrainer de nouvelles élections législatives.

Les partis populistes en embuscade

La Ligue du Nord, mouvement populiste et anti-euro, a déjà réclamé ces élections anticipées, tout comme le mouvement Cinq Etoiles (M5S), autre grand vainqueur de cette consultation.

"C'est une leçon pour tous: on ne peut pas toujours mentir au peuple sans en subir les conséquences", a twitté dans la nuit Beppe Grillo, leader du M5S (anti-système), et plus virulent adversaire de Matteo Renzi dans cette campagne référendaire.

Au pouvoir à Rome et à Turin, le M5S ambitionne ouvertement de prendre le pouvoir. Selon des sondages, publiés avant le référendum, il est aujourd'hui le second mouvement politique en Italie derrière le Parti démocrate (PD, centre-gauche) de Matteo Renzi.

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