Record de chaleur en juillet et feux de grande ampleur dans la toundra, la partie du Groenland située au-dessus du cercle polaire est devenue une zone à risque pour les incendies.

Les feux de toundra, débutés le 31 juillet au Groenland, s'étendent
Les feux de toundra, débutés le 31 juillet au Groenland, s'étendent © AFP / Handout / NOAA

Le Groenland est-il en train de devenir le symbole des catastrophes imputées au réchauffement climatique. Depuis le 31 juillet, une partie du territoire recouverte de toundra est en proie aux flammes, après avoir atteint un record de chaleur en juillet.

Ces incendies de grande ampleur, situés au sud-ouest du pays, mais dans deux zones localisées au-dessus du cercle polaire arctiques, "ne devraient pas cesser dans les prochains jours", estimaient lundi les autorités du Groenland. La police a d'ailleurs déconseillé de circuler dans deux périmètres autour des villes de Nassuttoq et d'Amitsorsuaq, y compris pour la randonnée et la chasse.

Dans l'une des zones touchées de ce territoire autonome du Danemark, il est également interdit de fumer depuis lundi, tant la végétation y est sèche et facilement inflammable. "Beaucoup d'endroits sont très secs et la moindre étincelle ou une négligence liée au tabagisme peut allumer un incendie", a expliqué la municipalité de Qaasuitsup dans un communiqué.

2016, année la plus chaude jamais enregistrée au Groenland

Un climatologue de l'institut météorologique danois, John Cappelen, relevait le 10 août sur Twitter une température de 24,8 degrés Celsius à l'aéroport de Nuuk, la capitale du Groenland.

L'Arctique est particulièrement fragile et menacé par le réchauffement climatique. En 2016, le Groenland a connu ses douze mois les plus chauds depuis le début en 1900 des relevés de températures dans cette région.

Fin juin, une étude britannique a montré que la diminution de la couverture nuageuse pendant les mois d'été avait nettement accéléré la fonte des glaces au Groenland, elle-même responsable de la hausse du niveau des océans.

Sur notre antenne hier, le climatologue Jean Jouzel avait dit craindre une disparition, à très long terme, du Groenland.

Selon une étude de la revue Natural Climate Change publiée en juin dernier, la hausse du niveau des océans prend de la vitesse. Les chercheurs ont ainsi constaté en 2014, que la hausse était supérieure de 50% à celle de 1993. Plus précisément, en 2014, le niveau des océans augmentait d'environ 3,3 mm/an contre 2,2 mm/an en 1993.

Et si la vitesse augmentée, c'est en plus grande partie à cause de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, à l'origine désormais de 25% de la hausse contre 5 % il y a 20 ans.

Il y a un an, le magazine Time publiait une série de photos montrant les changements de paysage du Groenland. La disparition de la glace y est édifiante.

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