Pour lutter contre la baisse de la natalité, les autorités Russes vont verser, à partir de ce mois de janvier, une allocation aux familles ayant leur premier enfant.

Pour lutter contre le déclin démographique, la Russie va verser une allocation dès le premier enfant
Pour lutter contre le déclin démographique, la Russie va verser une allocation dès le premier enfant © AFP / Sputnik / Vladimir Astapkovich

Vladimir Poutine, l'a reconnu fin novembre : la situation démographique russe se dégrade à nouveau. Le pays avait connu une première crise après la chute de l'URSS.  Cette fois-ci, ce serait dû à "des raisons conjoncturelles" selon le président russe : la conséquence du faible nombre de personnes nées dans les années 1990. Du coup, les femmes en âge de donner naissance à un enfant seraient actuellement moins nombreuses, faisant ainsi baisser le taux de natalité.

Selon l'agence de statistiques russe, le pays a perdu 106 200 habitants pour les seuls mois de janvier à octobre 2017. Le taux de natalité devrait baisser au moins jusqu’en 2030.

Vladimir Poutine, qui a fait de la croissance démographique l'une des priorités de ses trois mandats, avait déjà mis en place ces dernières années un programme de subventions familiales pour inciter les Russes à avoir plus d'enfants.

Les allocations existantes, et notamment la prime maternité, vont être prolongées. À celles-ci s'ajoute, à partir de ce mois de janvier, une allocation aux familles qui mettent au monde un premier enfant d’environ 150 euros pendant 18 mois. Quand on sait que le salaire moyen russe est de 500 euros, on imagine qu'il s'agit là d'une aide non négligeable. 

Conséquence de cette baisse de la natalité, l'avortement, autorisé depuis 1955, est maintenant présenté comme un problème par les autorités et par l'Eglise, dans un pays où la plupart des Russes disent être chrétiens orthodoxes mais où seulement 5 % de la population pratique régulièrement. 

Pourtant le nombre d'avortements a été divisé par cinq en Russie entre 1993 et 2015. Mais au-delà des arguments religieux, l'Eglise considère que l'avortement contribue à la crise démographique que traverse le pays et demande régulièrement aux autorités de limiter le recours à l'IVG.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.