Vladimir Poutine est souvent mis en cause par les associations de défense des droits de l'Homme
Vladimir Poutine est souvent mis en cause par les associations de défense des droits de l'Homme © Radio France

La chambre basse du parlement russe a adopté une loi interdisant la présence dans le pays d'ONG internationales jugées menaçantes pour l'ordre constitutionnel, la défense ou la sécurité de la Russie. Les États-Unis se disent "profondément troublés".

Cette loi va accroître un peu plus la pression sur les ONG, après les réglementations de 2012 obligeant les groupes qui reçoivent des financements de l'étranger à se faire enregistrer comme "agents étrangers", ce en quoi les opposants russes ont vu une mesure destinée à museler la dissidence.

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La nouvelle loi permet d'interdire l'activité en Russie de toute ONG déclarée "indésirable" par le procureur général, et elle prévoit des sanctions financières, des restrictions des déplacements ou des peines allant jusqu'à six ans d'emprisonnement pour les contrevenants.

Maintenant que la chambre basse du parlement russe a adopté le texte de loi en troisième et dernière lecture, il devrait sans difficulté être entériné par la chambre haute et être signé ensuite par le président Vladimir Poutine.

Washington dénonce "la répression croissante des voix indépendantes"

Les États-Unis n'ont pas tardé à réagir en se disant "profondément troublés" par cette loi. Dans un communiqué, la porte-parole adjointe du département d'État, Marie Harf, écrit :

Nous craignons que cette nouvelle législation ne restreigne encore davantage le travail de la société civile en Russie. Cette loi est un exemple supplémentaire de la répression croissante des voix indépendantes par le gouvernement russe ainsi que des mesures intentionnelles pour isoler le peuple russe du reste du monde.

De son côté, Vladimir Poutine explique ne pas vouloir permettre à l'Occident d'utiliser les organisations des droits civiques pour fomenter des troubles en Russie.

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