De violents combats se tiennent depuis dimanche en Syrie, entre l'alliance arabo-kurde, soutenue par Washington, et les djihadistes du groupe État islamique.

Les destructions dans le village d'Hajin, sur la route de Baghouz, où se trouve le dernier réduit du groupe Etat islamique.
Les destructions dans le village d'Hajin, sur la route de Baghouz, où se trouve le dernier réduit du groupe Etat islamique. © Radio France / Etienne Monin

La fin de Daesh est-elle proche ? Les forces démocratiques syriennes ont lancé l'assaut contre le dernier réduit tenu par les djihadistes, à l'Est de la Syrie. La force arabo-kurde, soutenue par Washington, s'engage donc dans l'ultime bataille pour en finir avec le groupe terroriste. Une "bataille finale" pour "éliminer" les jihadistes d'un secteur d'environ quatre kilomètres carrés, allant du village de Baghouz à la frontière irakienne, dans la province de Deir Ezzor

Offensive aérienne 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a rapporté d'intenses affrontements dimanche matin, ainsi que des bombardements aériens et d'artillerie par la coalition antijihadistes emmenée par Washington. "Le rythme s'intensifie avec des bombes lâchées par l'aviation, alors que la ligne de front était calme depuis plusieurs jours" témoigne Étienne Monin, envoyé spécial de Radio France dans la région. "Les derniers combattants sont encerclés, ils seraient autour de 500 d'après les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec au milieu entre 1000 et 2000 personnes, des familles, des civils qui n'ont pas encore pu quitter l'enclave" précise t-il. 

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Daesh acculé en Syrie, le récit d'Étienne Monin, envoyé spécial de Radio France.

Par Etienne Monin

Les FDS ont lancé en septembre leur offensive contre cet ultime espace occupé par le groupe État islamique, prenant les unes après les autres les localités encore tenues par les jihadistes. Désormais, le groupe ne serait plus en état de combattre et l'aviation prépare donc le terrain pour une avancée au sol

"Les plus aguerris et les plus radicaux"

Selon les informations recueillies par reporter de Radio France sur place, il y aurait beaucoup d'étrangers parmi ces djihadistes, qui se retrouvent désormais "dos au mur". Ceux-là ont fuit les premières villes perdues comme Mossoul, Raqqa ou Deir Ezzor mais ils sont considérés comme "les plus aguerris et les plus radicaux". Si Daech est vaincu sur le territoire syrien, le groupe État islamique, dispose encore selon l'ONU de finances suffisantes et d'hommes prêts à commettre des attentats.

Le souhait est maintenant d'aller vite, c'est en tout cas celui de Donald Trump qui veut rapidement annoncer la fin du groupe Etat islamique en Syrie. L'aviation est capable de destructions massives, mais il faut donc avancer au sol. Cette dernière campagne marquera la fin du Califat et de l'armée de Daesh mais les kurdes pensent et craignent que l'idéologie extrémiste a infusé dans les populations et redoutent des cellules dormantes. 

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