tirs sur un convoi humanitaire dans la ville syrienne de homs
tirs sur un convoi humanitaire dans la ville syrienne de homs © reuters

Des véhicules du Croissant rouge syrien, qui transportaient de l'aide pour les quartiers assiégés de Homs, ont été la cible d'obus de mortier et de tirs. Alors même qu'une trêve a été déclarée sous l'égide de l'Onu pour évacuer les civils de la ville.

Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, a exprimé sa profonde déception après les tirs essuyés par le convoi humanitaire.

Je suis très déçue que la trêve humanitaire de trois jours acceptée par les parties au conflit ait été rompue aujourd'hui et que des travailleurs humanitaires aient été délibérément pris pour cibles. Les événements d'aujourd'hui rappellent les dangers que les civils et le personnel humanitaire courent tous les jours en Syrie. Je continue à appeler ceux qui sont impliqués dans ce conflit cruel à respecter la trêve humanitaire, à assurer la protection des civils et à faciliter la distribution de l'aide. Les Nations unies et leurs partenaires humanitaires ne renonceront pas à faire de leur mieux pour apporter leur aide à ceux qui en ont besoin.

Selon le Croissant-Rouge arabe syrien, des obus de mortier se sont abattus dans la matinée près des camions du convoi, qui ont également essuyé des tirs d'armes légères, malgré la trêve de trois jours conclue vendredi. Un conducteur a été légèrement blessé.

Comme souvent depuis le début du conflit, le régime accuse des factions rebelles et les rebelles accusent le régime. Difficile de savoir précisément qui n'a pas respecté la trêve.

Mais l'opération humanitaire continue malgré tout. Les précisions de Valérie Crova

Homs est assiégée depuis plus de 600 jours par l'armée syrienne, en particulier les quartiers tenus par les rebelles. Sur place, les civils sont toujours pris entre deux feux. Depuis le début de la trêve vendredi, plus de 80 habitants ont été évacués.

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