A Reyhanli, une ville à la frontière turco-syrienne, plusieurs écoles accueillent les enfants réfugiés, pour ne pas faire d'eux "une génération perdue".

L'une des salles de classe d'une école de Reyhanli
L'une des salles de classe d'une école de Reyhanli © Radio France / Géraldine Hallot

Une de ces écoles est installée, dans de modestes préfabriqués dans un quartier isolé tout près de la frontière. Comme dans n’importe quel établissement scolaire, il y a plein de dessins au mur et des enfants très concentrés qui récitent leur leçon de vocabulaire. 600 réfugiés syriens âgés de 10 à 18 ans étudient ici : les filles le matin, les garçons l’après-midi.

Nisrin Hatip est la directrice de l’école : " Ces enfants sont nos enfants, si on ne les éduque pas, ils seront illettrés. Il ne faut pas que ce soit une génération perdue. En Syrie, ils ne sont pas allés à l’école pendant trois ans à cause de la guerre. On doit les éduquer ici car un jour ils retourneront en Syrie et reconstruiront notre pays."

Les enseignants sont, eux aussi, des réfugiés syriens

Le mari de Nora Khatifi était officier dans l’armée de l’air syrienne, il a déserté, il est mort en prison en juillet 2012. Pour Nora, enseigner c’est résister : "Nous combattons Bachar avec notre savoir. Il nous envoie ses obus, on lui oppose notre savoir. Les enfants que l’on éduque ici sont le futur de notre pays. Ils vont le reconstruire."

"Apprendre c’est continuer à vivre"

Ala, la fille de Nora, est scolarisée dans cette même école. Pendant que sa petite sœur Sheim, insouciante, joue dans la neige, Ala explique qu’elle aimerait devenir ingénieur pour pouvoir plus tard reconstruire son pays.

Ala chante une chanson qui s’appelle Les enfants de Damas

Voyez ce qui se passe chez nous, nous avons peur, les rêves de notre enfance n’ont pas encore eu le temps de s’épanouir

Sheim, heureuse de courir sous la neige
Sheim, heureuse de courir sous la neige © Radio France / Géraldine Hallot
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