VIDÉO | À la sortie de Marioupol, les deux armées sont à moins de deux kilomètres l’une de l’autre. Entre les deux, dans ce qu’on appelle la zone grise, quelques habitants qui n’ont pas pu partir. Antoine Giniaux les a rencontrés aux abords du village de Gnutovo. Statu Quo, dans l’est de l’Ukraine. Malgré quelques tirs sporadiques, le cessez-le-feu a été globalement respecté ce week end. Les soldats ukrainiens et les séparatistes campent sur leurs positions, et se sont installés en creusant des tranchées.

À Gnutovo, on ne peut que constater les dégâts. Les maisons ont été pulvérisées. Au millieu des cratères laissés par les obus, et des chiens errants, il ne reste que deux batiments encore debout.

"Le sol, les murs se sont mis a vibrer, et puis tout s’est envolé", explique Victor Nicolaievitch. "On a juste réussi à se cacher dans un coin. Alors maintenant, Les soldats disent qu’ils ont éloigné leur artillerie, mais je crois que ce n’est pas vrai."

La reprise des combats, c’est la principale crainte de ceux qui sont restés ici. En tournant la tête a droite, la famille de Pacha peut observer le checkpoint de l’armée ukrainienne à gauche. La colline, où sont retranchés les séparatistes.

Pour l’instant c’est calme. Mais si les bombardements reprennent, il va falloir tenir le coup. Parce que je n’ai pas le choix. Je n’ai pas de laisser-passer pour sortir de la zone.

Pour ceux qui obtiennent des papiers, l’aventure n’est pas beaucoup plus simple. "Je suis venu parce que c’est dimanche", explique Alexander Popov, qui emmène sa femme dans un autre village. "Il y a moins de monde, parce que sinon on doit attendre quatre ou cinq heures au check point."

Tout le territoire est en zone grise d’un coté les pro-russes, de l’autre les pro-Ukraine. C’est une catastrophe pour les enfants et les vieux. Il y a beaucoup de retraités, pas de travail, et il n’y a plus du tout de bus comme on en avait avant.

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