Alors que Donald Trump a décidé de mettre fin aux séparations de familles de migrants arrivées illégalement aux Etats-Unis, l'incertitude demeure sur le sort des plus de 2 300 enfants parfois très jeunes éloignés de leurs parents et placés dans des centres de rétention. La crise humanitaire n'est pas terminée.

Pourquoi met on des enfants réfugiés en cage ?
Pourquoi met on des enfants réfugiés en cage ? © AFP / Karla Ann Cote / NurPhoto

Les enfants ont été séparés de leurs parents depuis début mai après l'arrestation de ces derniers à la frontière avec le Mexique. 

Les familles devraient mettre du temps à être réunies, les parents ne sachant pas où se trouvent leurs enfants. L'arrêté pris par Trump dans l'urgence ce mercredi devant le tollé provoqué par ces séparations des familles ne règle absolument pas le problème. 

un véritable chaos

Selon Jodi Goodwin, avocate spécialisée dans l'immigration au Texas, citée par l'AFP :

Lorsque je parle avec les parents, ils ont le regard fixé dans le vide parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas comprendre, ils ne peuvent accepter, ils ne peuvent croire que le gouvernement américain les leur a retirés

Plus de 2 300 enfants ont été placés dans des centres par les garde-frontières américains après la décision de Donald Trump en avril d'appliquer une politique de "tolérance zéro" en matière d'immigration pour tenter de dissuader les candidats à l'exil aux Etats-Unis.   

D'autant que si le dossier des parents n'est pas réglé dans les 72 heures, les enfants sont envoyés dans des centres du ministère de la Santé parfois jusqu'à New York, à des milliers de kilomètres de la frontière. D'ailleurs, des enfants arrivent depuis mercredi en toute discrétion à l'aéroport de La Guardia de New York. Les militants d'associations d'aide aux migrants  s'y réunissent à tour de rôle pour les accueillir.

Séparer les enfants de leurs parents est atroce et révoltant, mais les placer en détention avec eux est aussi atroce et révoltant même s'ils sont détenus avec leurs parents

estime Andrea Guttin, directrice juridique de l'ONG de défense des immigrés Houston Immigration Legal Services Collaborative.  

Le ministère de la Santé, sensé gérer les dossiers de ces mineurs, explique que la réunion des familles est une priorité mais que pour l'instant il n'a reçu aucune directive

Il y a un mois et demi, le gouvernement a perdu la trace de 1 500 mineurs, essentiellement originaire du Honduras, arrivés pour la plupart seuls aux Etats-Unis. Mais ni les services de l'Immigration ni de la Santé ne savent où ils se trouvent. 

► ECOUTER | Le reportage de Gregory Philipps 

1 min

Gregory Philipps au Texas

Par Gregory Philipps
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