Alors que le pays s'apprête à accueillir le monde à l'occasion des Jeux de Rio, la procédure de destitution lancée contre la présidente Dilma Rousseff se poursuit.

Alors que la procédure de destitution lancée à son encontre se poursuit, Dilma Rousseff a décidé de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux
Alors que la procédure de destitution lancée à son encontre se poursuit, Dilma Rousseff a décidé de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux © Maxppp / Sebastiao Moreira

Entre la procédure de destitution de Dilma Rousseff, qui connaît ce jeudi une nouvelle étape, et l’ouverture officielle des Jeux Olympiques de Rio ce vendredi, le Brésil s’apprête à vivre 48 heures décisives.

Ce jeudi, la commission sénatoriale qui juge l'accusation contre la présidente brésilienne, suspendue en mai, doit voter pour ou contre le rapport présenté mardi par le sénateur d’opposition Antonio Anastasia.

Une majorité simple l'approuvant est requise pour poursuivre la procédure de destitution. "Une étape décisive commence avec la présentation du rapport au sein de la commission spéciale de 21 sénateurs, mais le résultat ne fait aucun doute : 16 pour et 5 contre", avait prédit mardi Ana Amelia, du parti conservateur PP.

Si la commission du Sénat se prononce pour la poursuite de la procédure d'impeachment, elle ouvrira la porte à la dernière étape. Ce feuilleton politique a plongé le Brésil dans sa pire crise institutionnelle depuis des décennies, 24 heures avant la cérémonie d'ouverture des JO de Rio, les premiers d'Amérique du Sud.

Michel Temer prêt à se faire huer lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux

Avec la suspension temporaire de Dilma Rousseff, c'est au président par intérim Michel Temer, 75 ans, qu'il reviendra de donner le coup d'envoi des Jeux : une ironie du sort car elle accuse son ex-vice-président de l'avoir trahie et ourdi un "coup d'Etat" parlementaire. Michel Temer se dit "fin prêt" à se faire huer au Maracana à l'ouverture des JO.

Une cérémonie que Dilma Rousseff a décidé de boycotter, tout comme l’ancien président Lula, 70 ans, icône de la gauche brésilienne, aujourd'hui par l'enquête sur le réseau de corruption au sein du géant pétrolier public Petrobras qui éclabousse son Parti des Travailleurs (PT, gauche) et une bonne partie de l'élite politique et industrielle du pays : il vient d'être inculpé pour entrave présumée à la justice.

Les séances des débats en assemblée plénière du Sénat pour le vote final de l'impeachment commenceront le 29 août, quelques jours après la fin des JO, le 21.

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