S'exprimant devant ses partisans, Mariano Rajoy a déclaré qu'il allait tenter de former un gouvernement
S'exprimant devant ses partisans, Mariano Rajoy a déclaré qu'il allait tenter de former un gouvernement © MaxPPP

Le Parti populaire du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé en tête des élections législatives de dimanche mais perd sa majorité absolue au profit des partis de gauche qui, ensemble, pourraient être à même de gouverner.

Au sein de la gauche, le anti-austérité Podemos fait une entrée remarquée au Congrès des députés, la chambre basse des Cortes Generales, le parlement espagnol. Il arrive en troisième position derrière le Parti socialiste ouvrier espagnol, devançant nettement l'autre nouveau venu, le parti centriste Ciudadanos. Selon les résultats définitifs communiqués lundi matin par le ministère de l'Intérieur, le PP obtiendrait 123 sièges, le PSOE 90 sièges, Podemos et ses partenaires, 69 et Ciudadanos 40. La majorité absolue se situe à 176 sièges.

Les derniers sondages ne permettent pas de dégager un , les quatre formations sont au coude à coude. L’actuel parti de Rajoy devrait arriver en tête mais en marquant un net recul par rapport aux législatives de 2011.

Les explications de Marie-Hélène Ballestero

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parlement © Radio France

S'exprimant devant ses partisans, Mariano Rajoy a déclaré qu'il allait tenter de former un gouvernement et qu'il faudrait poursuivre les réformes économiques.

L’équilibre des forces bascule à gauche

Il n'a pas caché que les jours à venir seraient difficiles et que des alliance devraient être forgées. L'entrée spectaculaire de Podemos à la chambre basse fait basculer l'équilibre des forces vers la gauche. Ensemble, cinq partis de gauche, le PSOE, Podemos, les anciens communistes d'Izquierda Unida et deux autres formations régionales, obtiendraient ensemble 175 sièges sur les 350 du Congrès des députés, soit un siège de moins que la majorité absolue, selon les résultats partiels publiés dans la soirée.

Pas de date butoir pour la formation d’un gouvernement

Un gouvernement minoritaire PP est techniquement possible mais improbable en raison de la force du vote de gauche. Même chose pour une grande coalition entre le PP et les socialistes, que les deux partis ont vigoureusement exclu lors de la campagne électorale. La constitution espagnole ne fixe pas de date butoir pour la formation d'un nouveau gouvernement. Selon les observateurs, les négociations pourraient prendre de longues semaines, voire même déboucher sur l'organisation de nouvelles élections.

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