Adopté en décembre 2015 à Paris, dans l'euphorie quasi-générale, l'accord vient d'être ratifié par les États-Unis et la Chine, deux des plus grands pollueurs de la planète.

Le 12 décembre 2015, sous la direction de Laurent Fabius, tout le monde semblait s'être mis d'accord
Le 12 décembre 2015, sous la direction de Laurent Fabius, tout le monde semblait s'être mis d'accord © Radio France / Stephane Mahe

Et les deux pays ne se sont pas contentés de ratifier le texte chacun de son côté : ils l'ont fait ensemble, ce samedi, dans un communiqué commun, à la veille du G20 à Hangzhou. Américains et Chinois sont responsables de 38 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

C'est donc une étape majeure, pour ne pas dire vitale, pour une bonne application de l'accord obtenu à Paris, le 12 décembre, par les négociateurs de la COP21, la fameuse conférence pour le climat.

La COP21 avait établi des objectifs plutôt ambitieux, reste à les appliquer...
La COP21 avait établi des objectifs plutôt ambitieux, reste à les appliquer... © Visactu

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Jusqu'ici, seuls 23 États avaient ratifié formellement l'accord de Paris, une paille sur les 195 représentés en décembre. Et à peine 2 % des émissions totales de gaz à effet de serre. La France est devenu en juin dernier le premier pays industrialisé à l'avoir fait.

La décision de Pékin et Washington relance donc un certain optimisme, presque un an après l'enthousiasme général de la COP21. Un conseiller de Barack Obama assure que l'Inde (4,1 % des émissions) est à deux doigts de franchir le pas aussi. Et le G20 pourrait être l'occasion idéale de convaincre les derniers récalcitrants. Tous réunis, les pays du G20 représentent 80 % des émissions mondiales. Ce serait, pour la lutte contre le dérèglement climatique, un pas de géant(s).

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