Ada Colau, l'une des figures de proue du mouvement des "indignés" en Espagne.
Ada Colau, l'une des figures de proue du mouvement des "indignés" en Espagne. © EFE/Newscom/MaxPPP

Qui sera le grand vainqueur des élections régionales et municipales ce dimanche en Espagne ? Les électeurs risquent de bouder les conservateurs au pouvoir et les socialistes au profit de nouveaux partis, comme Podemos. Les "indignés" pourraient ainsi diriger Barcelone.

Les Espagnols se préparent depuis plusieurs semaines à une double-sensation en provenance de Barcelone : L'extrême-gauche au pouvoir et une femme à l'hôtel de ville ! Ada Colau deviendrait ainsi le nouveau visage de la capitale de la Catalogne. Cette femme de 41 ans se bat depuis des années contre les expulsions, et elle pourrait bien déloger Xavier Trias, le maire sortant de la CiU (Convergence et Union), le parti conservateur qui dirige la région.

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"Urgence sociale"

Les sondages donnent les deux listes au coude-à-coude. Mais si elle gagne, Ada Colau promet de s'attaquer à "l'urgence sociale" de la ville, où la pauvreté touche un tiers des habitants. Son programme ? Transformer les appartements vides en logements sociaux, introduire un revenu minimum pour les familles pauvres, ou encore forcer les entreprises à réduire les prix de l'eau, du gaz et de l'électricité.

Sa liste veut aussi lutter contre le tourisme massif et ses excès : les 27 millions de visiteurs annuels commencent sérieusement à irriter les Barcelonais."Un programme populiste", selon ses opposants, mais qui pourrait séduire un quart des votants, selon les sondages. Pas suffisant pour faire une majorité, Ada Colau devra nouer des alliances. Quoi qu'il en soit, le signal est fort : il n'y a pas que l'indépendance qui compte dans la vie des Barcelonais.

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