Contrôles en Belgique après le passage en état d'alerte
Contrôles en Belgique après le passage en état d'alerte © Reuters / Francois Lenoir

Le Parlement français a voté vendredi soir la prolongation et le renforcement de l'état d'urgence. Depuis samedi matin, c'est Bruxelles qui est en état d'alerte maximal. Une situation prolongée ce dimanche et qui sera réévaluée dans la journée. Les enquêteurs recherchent toujours l'un des terroristes, Salah Adbdeslam, qui s'est sans doute réfugié en Belgique après les attentats de Paris.

Le gouvernement belge a placé la ville de Bruxelles demande à la population d'éviter les lieux fréquentés en raison d'une menace "sérieuse et imminente" , selon un responsable gouvernemental belge. Les enquêteurs soupçonnent l'un des auteurs des attentants de Paris, Salah Abdeslam, de se trouver dans la capitale belge.

Son rôle dans les attaques est encore floue, et il est toujours activement recherché. Vraisemblablement, le suspect aurait fui la France pour la Belgique après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis il y a une semaine.

Le niveau d'alerte à Bruxelles a été relevé au niveau 4, le plus élevé. Le pays était en alerte de niveau 3 depuis une semaine.

Transports publics limités, manifestations probablement annulées

Le centre de crise a également annoncé dans un communiqué publié sur son site internet qu'il avait recommandé la fermeture du métro bruxelloi s pendant tout le week-end et la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles) a indiqué sur son compte Twitter que les quatre principales lignes resteraient fermées jusqu'à dimanche inclus.

Les matches de football prévus ce week-end devraient tous être reportés et toutes les manifestations publiques annulées, et des soldats et policiers supplémentaires ont été déployés.

Bruxelles n'avait pas été placée en état d'alerte maximal depuis fin 2007-début 2008, lorsque les autorités belges avaient soupçonné qu'une opération terroriste était en préparation pour libérer un islamiste tunisien, Nizar Trabelsi.

Côté français, l'état d'urgence prolongé pour trois mois

La loi permettant de prolonger l'état d'urgence a été votée vendredi soir et promulguée quelques heures après au Journal officiel, permettant son application immédiate. Car toute l'idée était là pour Manuel Valls : aller aussi vite que possible, quitte à contourner le Conseil constitutionnel (que le Premier ministre était réticent à saisir au préalable, craignant un "risque" que certaines perquisitions ou assignations ne redeviennent de fait illégales).

► ► ► DOCUMENT | Lire l'intégralité du texte de loi sur Legifrance

Le texte prévoit aussi une adaptation de la loi de 1955 aux nouvelles technologies, et l'élargissement des assignations à résidence aux personnes dont le comportement semble constituer une menace. Il précise aussi les conditions dedissolution de groupes radicaux , et le recours au bracelet életronique pour certains assignés à résidence.

Enfin,le ministre de l'Intérieur pourra éventuellement bloquer certains sites Internet ou réseaux sociaux faisant l'apologie ou incitant à des actes terroristes. Une mesure dont on a du mal à mesurer l'efficacité concrète, une grande partie des situations concernées se faisant sur des réseaux d'ampleur mondiale comme Twitter ou Facebook.

L'interdiction de manifester a également été prolongée en Ile-de-France jusqu'à la fin du mois de novembre (lundi 30 novembre à minuit, précisément). Elle avait déjà été décidée une première fois au lendemain des attentats et prolongée jusqu'à la fin de ce week-end.

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