L'état d'urgence renforce à titre temporaire les pouvoirs de l'armée et des forces de sécurité tout en restreignant certains droits, comme celui de rassemblement sur la voie publique.

Sur les lieux de l'attentat de Sousse, en Tunisie
Sur les lieux de l'attentat de Sousse, en Tunisie © MaxPPP

Jugeant la Tunisie "en état de guerre", le président Essebsi a estimé lors d'une allocution télévisée que les autorités devaient prendre "toutes les mesures nécessaires" pour lutter contre le terrorisme. Il a précisé que l'état d'urgence, qui n'a plus été appliqué en Tunisie depuis le soulèvement contre le régime autoritaire de Zine el Abidine Ben Ali en 2011, resterait en vigueur pendant 30 jours renouvelables.

Pour la tunisienne Souhayr Belhassen, présidente d'honneur de la FIDH :

Il y a un motif de satisfaction mais on doit comprendre pourquoi cette décision a été prise. On ne peut pas suspendre les droits au pied levé, sans explication. 

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Souhayr Belhassen, présidente d'honneur de la FIDH : "il y a un motif de satisfaction mais on doit comprendre"

Trente-huit touristes étrangers, britannique pour la majeure partie d'entre eux, ont été tués le 26 juin sur la plage de l'hôtel Imperial Marhaba, avant que l'auteur de l'attaque soit abattu. ette attaque est intervenue un peu plus de trois mois après celle du musée du Bardo, à Tunis, qui a coûté la vie à 20 touristes étrangers.

Jeudi, le gouvernement a annoncé l'arrestation de 12 personnes soupçonnées d'être liées à l'attaque de Sousse, précisant que deux autres suspects étaient encore recherchés.