Barack Obama a fait savoir qu'il avait bien une stratégie contre l'Etat islamique. Il doit désormais prouver qu'il peut la mettre en oeuvre efficacement.

La semaine de vérité pour Obama

Après les dégâts causés par sa petite phrase sur l'absence de stratégie en Irak et en Syrie, après son succès de l'OTAN et l'ébauche d'une coalition internationale, c'est la semaine de vérité pour Barack Obama vis-à-vis de son opinion publique. Demain, le président américain voit les principaux responsables du Congrès, tout juste revenus de vacances et mercredi, discours à la nation.

Barack Obama parle d'une nouvelle phase, plus offensive

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Une coalition de neuf pays

Obama au sommet de l'OTAN
Obama au sommet de l'OTAN © OLIVER HOSLET/EPA/MAXPPP / OLIVER HOSLET/EPA/MAXPPP

Obama a annoncé une coalition de neuf pays (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Danemark, Turquie, Pologne, Canada et Australie) prêts à aider les Etats-Unis à lutter contre l'EI. Mais le chef de la Maison blanche veut éviter le scénario par lequel des frappes aériennes seraient lancées sans que rien ne soit fait en parallèle pour combler le vide politique qui a permis à l'EI d'occuper le terrain.

Un des points centraux de la stratégie de Barack Obama est de s'assurer que le nouveau Premier ministre irakien puisse former un gouvernement d'unité nationale, peut-être la semaine prochaine, avec partage du pouvoir entre chiite et sunnites de façon à rendre ces derniers plus disposés à lutter contre l'EI. Ce qui n'est pas clair pour l'instant est de savoir si les alliés occidentaux et les États arabes se joindront aux États-Unis pour lancer des frappes aériennes. Pour l'instant, leur contribution semble plutôt s'orienter vers des missions d'entraînement et d'équipement des forces irakiennes et des rebelles sunnites modérés. Le président américain souhaite que les Etats arabes du Golfe envisagent d'intervenir militairement mais aussi qu'ils soutiennent les sunnites modérés d'Irak et de Syrie susceptibles de contester la suprématie de l'Etat islamique.

Le chef de la Maison blanche veut aussi que les sources de financement de l'EI soient coupées. Alors que les États-Unis bombardent les djihadistes dans le nord de l'Irak depuis un mois, le chef de la Maison blanche n'a pas encore décidé s'il donnerait son feu vert à des frappes contre les positions de l'EI en Syrie. Les républicains et même certains démocrates le trouvent trop prudents. Avant de prendre cette décision, le président américain veut être sûr que la rébellion syrienne modérée est en suffisamment bon état de marche pour tenir le terrain qui sera nettoyé par les frappes aériennes.

Quelle colaition pour combattre l'État islamique ?
Quelle colaition pour combattre l'État islamique ? © Radio France
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